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09/03/2017 12:36 EST | Actualisé 10/03/2018 00:12 EST

Trudeau doit parler production pétrolière et environnement à Houston

HOUSTON — Le premier ministre Justin Trudeau se trouve au coeur du secteur pétrolier américain, au Texas, pour promouvoir l'investissement dans les ressources naturelles canadiennes — ainsi que la protection de l'environnement — à l'occasion d'un rassemblement majeur de politiciens et de dirigeants de groupes pétroliers et gaziers.

Lors de l'annonce par son bureau de la présente visite de deux jours à Houston, la semaine dernière, M. Trudeau a déclaré par communiqué qu'il s'agissait de rendre l'économie canadienne plus concurrentielle et de «laisser un environnement plus propre à nos enfants».

M. Trudeau est le premier premier ministre canadien à prendre part à la conférence annuelle CERAWeek, qui réunit plus de 3000 personnes — incluant des législateurs, des dirigeants et des experts du secteur énergétique — d'un peu partout dans le monde.

Le premier ministre devrait faire valoir la relation entre l'exploitation des ressources et la protection de l'environnement durant un discours d'ouverture, jeudi soir. Un prix lui est décerné pour sa défense du développement durable.

Cette visite à Houston cadre dans les efforts du gouvernement libéral pour convaincre l'administration Trump et d'autres législateurs américains que le maintien d'une frontière ouverte bénéficie à l'économie — notamment au secteur énergétique — tant au Canada qu'aux États-Unis.

M. Trudeau rencontrera Greg Abbott, le gouverneur du Texas, et Lisa Murkowski, sénatrice américaine en Alaska, tous deux républicains, vendredi matin, à Houston.

David MacNaughton, l'ambassadeur canadien aux États-Unis, qui a été fortement impliqué dans ces efforts de rapprochement, a pris l'avion avec M. Trudeau depuis Ottawa.

Le ministre des Ressources naturelles, Jim Carr, qui prend part à la conférence depuis le début de la semaine, a affirmé en entrevue à CNBC que le Canada cherchait un «terrain commun» avec l'administration Trump.

«Je préfère parler d'occasions plutôt que de peur, et la manière de tirer profit des occasions est d'argumenter et de se faire des amis», a dit M. Carr.

«Et les arguments que l'on fait valoir reviennent au fait que les intérêts du Canada et des États-Unis sont en fait très concordants dans le secteur énergétique», a ajouté le ministre.

Le gouvernement Trudeau a approuvé deux projets d'oléoduc, Kinder Morgan, de Trans Mountain, et la ligne 3 d'Enbridge — des preuves, devrait arguer le premier ministre, que son gouvernement pro-environnement soutient encore l'exploitation des ressources naturelles.

Tout de même, le gouvernement apprenait jeudi que d'autres géants internationaux de l'énergie abandonnaient les sables bitumineux canadiens: Royal Dutch Shell, des Pays-Bas, et Marathon Oil, de Houston, ont vendu leurs activités à Canadian Natural Resources pour 12,74 milliards $ en espèces et en actions.

Cette transaction semble montrer que dans un contexte de faibles prix du pétrole brut, et d'une croissance rapide du pétrole de schiste moins coûteux, des entreprises étrangères évaluent deux fois plutôt qu'une leurs investissements dans les sables bitumineux albertains dispendieux et à forte teneur en carbone.