BIEN-ÊTRE
09/03/2017 03:53 EST | Actualisé 09/03/2017 03:54 EST

25 chaînes de restaurants renoncent aux minijupes et aux talons hauts

CBC/Marketplace

La Commission ontarienne des droits de la personne se réjouit. Vingt-cinq grandes chaînes de restaurants n'imposeront plus de code vestimentaire à leur personnel féminin, une pratique discriminatoire.

Un texte de Marie-Christine Rioux

La Commission profite de la Journée internationale des femmes pour publier un rapport faisant état de cet engagement de la part de restaurants qui font des affaires en Ontario.

Elle avait recueilli plusieurs témoignages de femmes qui se sentaient discriminées, car elles avaient à porter des talons hauts ou une minijupe, alors que leurs collègues masculins pouvaient porter des vêtements plus confortables.

Ces femmes racontaient qu’elles avaient peur d’en parler à leur supérieur parce qu’elles craignaient d’être renvoyées ou de se retrouver à travailler à des heures moins intéressantes.

La Commission a demandé à 14 compagnies représentant plus de 25 enseignes populaires telles que Bier Markt, The Keg ou Bâton Rouge de renoncer à ces codes vestimentaires imposés aux travailleuses.

Toutes les compagnies approchées par la Commission ont accepté.

Encore du travail à faire

Les politiques concernant les codes vestimentaires des employés peuvent être changées par les sièges sociaux de ces chaînes de restauration, mais ce sont les supérieurs immédiats des employés qui doivent s’assurer que les changements se fassent réellement, explique la commissaire en chef.

C’est bien que les restaurateurs s’engagent à changer leurs politiques, mais sur le terrain, ça pourrait se passer autrement.

- Renu Mandhane, commissaire en chef à la Commission ontarienne des droits de la personne

Deux serveuses avec qui Radio-Canada a discuté ont expliqué qu’elles avaient le choix entre porter un pantalon ou une jupe au travail. Pour elles, il s’agit d’un geste d’ouverture de la part de leur employeur.

Des recours possibles

L’avocat spécialisé en droit du travail Marc Kitay explique que, pour que la discrimination disparaisse réellement, les femmes qui se sentent lésées par un code vestimentaire imposé doivent tenter d’en parler à leur employeur.

Si cela ne donne rien, elles peuvent porter plainte à la Commission des droits de la personne, car la discrimination en fonction du sexe est illégale.

La bonne chose avec la loi du Code des droits de la personne, c’est qu’elle contient des dispositions de non-représailles. Cela signifie que si un employé demande à son supérieur de respecter ses droits, il a le droit d’être protégé de toute punition ou d’un renvoi.

- Marc Kitay, avocat

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