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09/03/2017 03:59 EST | Actualisé 10/03/2018 00:12 EST

La BCE maintient inchangée sa politique monétaire

La Banque centrale européenne (BCE) a laissé inchangés jeudi ses taux directeurs, à leur plus bas niveau historique depuis mars 2016, ainsi que son vaste programme de rachats de dettes, a annoncé une porte-parole.

L'institution monétaire de Francfort a maintenu à zéro son principal taux directeur, qui fait référence pour le crédit en zone euro, a fait savoir cette porte-parole lors d'une téléconférence de presse.

La banque centrale a par ailleurs laissé à 0,25% son taux de prêt marginal, auquel les banques empruntent pour 24 heures à ses guichets. Le taux de dépôt au jour le jour, qui avait été porté en territoire négatif pour la première fois de son histoire en juin 2014, a quant à lui été maintenu à -0,4%. Ce qui signifie que les banques confiant à la BCE leurs liquidités en excès pour 24 heures doivent s'acquiter d'une taxe.

Les analystes n'attendaient aucune annonce nouvelle sur le front des taux, qui n'ont plus bougé depuis mars 2016 et que la banque centrale a promis de maintenir très bas encore longtemps.

La BCE, qui avait élargi fin décembre le "QE", son vaste programme de rachats de dettes lancé en 2015, n'a par ailleurs annoncé aucune nouvelle modification de ce dispositif.

L'attention est désormais focalisée sur le président de l'institution, Mario Draghi, qui s'exprimera à partir de 13H30 GMT dans le cadre de sa conférence de presse régulière. L'Italien doit notamment présenter les nouvelles prévisions économiques actualisées des équipes de l'institution monétaire, qui servent de base à son conseil des gourverneurs pour prendre des décisions.

Les observateurs scruteront entre autres toute évolution dans le discours de la BCE, après que l'inflation a accéléré à 2% en février et que les derniers indicateurs macroéconomiques signalent une nouvelle amélioration de la conjoncture au sein de la région.

Dans ce contexte, de plus en plus d'observateurs, principalement en Allemagne, s'inquiètent des risques à long terme que pose cette politique très offensive et appellent les banquiers centraux à réduire rapidement la voilure.

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