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09/03/2017 12:32 EST | Actualisé 10/03/2018 00:12 EST

L'UE préoccupée par la "déstabilisation" des Balkans

Les dirigeants européens se sont alarmés jeudi à Bruxelles des "tensions et divisions" dans les Balkans occidentaux, selon le président du Conseil européen Donald Tusk qui a dénoncé des "influences extérieures malsaines".

Dans cette région "vitale pour l'Europe", "les tensions et divisions ont dégénéré, en partie en raison d'influences extérieures malsaines, qui ont déstabilisé plusieurs pays ces derniers temps", a déploré M. Tusk lors d'un sommet européen à Bruxelles.

Le président du Conseil n'a cité aucun pays en particulier, mais selon plusieurs sources diplomatiques à Bruxelles, les Européens, réunis en sommet à Bruxelles, sont particulièrement inquiets de l'influence de la Russie et de la Turquie dans les Balkans.

La Première ministre britannique Theresa May a d'ailleurs annoncé que Londres accueillerait un sommet avec les pays des Balkans occidentaux en 2018.

Citant un récent coup d'Etat avorté lors des élections législatives d'octobre 2016 au Monténégro, orchestré par deux Russes selon la justice de ce pays, Mme May a estimé que l'UE doit "faire plus pour contrer les campagnes déstabilisantes de désinformation de la Russie, et faire en sorte que l'engagement de l'Ouest dans cette région devienne plus visible".

"Notre message sera clair. L'Union européenne reste fidèle à sa promesse" d'un élargissement futur "et pleinement engagée pour la stabilité et la prospérité de la région. Je veux que les dirigeants reconfirment la perspective européenne des Balkans", a pour sa part insisté M. Tusk.

La cheffe de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini, a visité la semaine dernière les capitales du Monténégro, de la Macédoine, d'Albanie, de Serbie, de Bosnie-Herzégovine et du Kosovo.

Ces pays sont tous engagés dans un processus de rapprochement avec l'UE, et les quatre premiers ont entamé des pourparlers d'adhésion avec Bruxelles, même si tout élargissement de l'Union est exclu avant 2019.

A son retour, Mme Mogherini a fait part de "l'inquiétude profonde" des 28 pays de l'UE. "Certaines tensions régionales, interethniques, ou entre pays (sont) extrêmement dangereuses, car elles pourraient ramener la région quelques années en arrière. La paix n'est jamais acquise", a-t-elle averti cette semaine.

axr/agr/pg