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09/03/2017 07:20 EST | Actualisé 10/03/2018 00:12 EST

L'Afrique en bref du jeudi 9 mars à 16H00 GMT

Kenya-politique

NAIROBI - Un député du centre du Kenya a été inculpé mercredi d'incitation à la violence pour avoir, selon l'accusation, encouragé de récentes invasions de terres dans sa région, qui ont provoqué la mort de huit personnes, dont un Britannique.

Député pour la circonscription de Laikipia-Nord, Mathew Lempurkel a été arrêté mardi et inculpé mercredi, a indiqué à l'AFP une source au sein du Parquet. Il a été libéré contre paiement d'une caution de 2.000 dollars (1.900 euros).

Depuis plusieurs semaines, des milliers d'éleveurs - certains armés de lances, d'autres d'armes automatiques - pénètrent illégalement dans des ranchs et réserves privés de la région de Laikipia, sur les contreforts du Mont Kenya, à la recherche de pâtures pour leurs chèvres, vaches et moutons, alors que le pays est touché par la sécheresse.

SoudanSud-conflit

JUBA - Près de 900 étudiants sud-soudanais, réfugiés dans un camp de l'ONU dans la capitale, Juba, ont renoncé cette semaine à passer l'examen de fin d'études secondaires par crainte pour leur sécurité, a-t-on appris auprès de l'un de leurs professeurs.

GB-Soudan

STRASBOURG (France) - La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a confirmé jeudi une décision de Londres de déchoir en 2010 un Soudanais soupçonné de terrorisme de la nationalité britannique qu'il avait obtenue par naturalisation 10 ans auparavant.

Cet homme de 35 ans, soupçonné d'avoir pris part à des activités terroristes en Somalie, avait été en juin 2010 déchu de la nationalité et frappé d'une interdiction du territoire par la ministre britannique de l'Intérieur de l'époque Theresa May, l'actuelle Premier ministre.

Le Soudanais, dont la Cour n'a pas révélé l'identité, a joui de "garanties procédurales suffisantes" et la déchéance de nationalité dont il a fait l'objet ne l'a "pas rendu apatride" puisqu'il avait obtenu un passeport soudanais, ont tranché les magistrats européens en déclarant sa requête irrecevable.

Madagascar-météo

ANTANANARIVO - Au moins cinq personnes sont mortes et plus de 12.000 sinistrées à Madagascar après le passage du cyclone Enawo, selon un nouveau bilan communiqué par le bureau national de gestion des catastrophes (BNGC) dans la nuit de mercredi à jeudi.

Le BNGC fait également état de 7 blessés et 10.288 déplacés, notamment à Antananarivo où des évacuations ont eu lieu dès mercredi en raison des pluies diluviennes tombées sur la ville.

Après avoir touché la capitale, Enawo a été reclassé jeudi matin par les services météorologiques malgaches en "dépression tropicale".

Gambie-presse

BANJUL - Une enquête a été ouverte sur l'agression la semaine dernière d'un journaliste gambien par des militants de la coalition soutenant le président Adama Barrow, a-t-on appris mercredi de source policière.

Kebba Jeffang, du journal privé Foroyaa, a été pris à partie dimanche lors d'une conférence de presse à laquelle participaient les ministres des Affaires étrangères Ousainou Darboe, de l'Intérieur Mai Fatty, et du Tourisme Hamat Bah, appartenant à trois partis de la coalition présidentielle, selon des témoignages et le récit du journaliste.

Sénégal-justice

DAKAT - Les maires du Sénégal et de la Francophonie ont exprimé mercredi leur solidarité avec Khalifa Sall, le maire de Dakar inculpé notamment de détournement de fonds publics et placé sous mandat de dépôt mardi.

Khalifa Sall, maire de la capitale sénégalaise depuis 2009 et probable candidat à l'élection présidentielle de 2019 contre le chef de l'Etat Macky Sall, est accusé "d'escroquerie portant sur des deniers publics, de détournement de deniers publics, d'association de malfaiteurs, de blanchiment de capitaux".

Les membres de l'Association internationale des maires francophones (AIMF) déclarent "réaffirmer leur plein soutien, leur amitié et leur solidarité à l'égard d'un grand maire qui demeure un modèle pour les élus locaux du continent africain", dans un communiqué publié mercredi.

Khalifa Sall est le secrétaire général de l'AIMF.

RDCongo-électricité

KINSHASA - Le fournisseur national d'électricité en République démocratique du Congo a averti mercredi à Kinshasa qu'il devrait réduire à "près de la moitié" sa production si la baisse du niveau des eaux du fleuve Congo continuait.

"Si la tendance actuelle en pluviométrie ne s'améliore pas, la Snel (Société nationale d'électricité) sera contrainte de limiter le fonctionnement de ses machines", a déclaré à l'AFP Médard Kitakani, porte-parole de cette société au capital détenu par l'État congolais.

L'essentiel de la production en RDC est réalisée par deux centrales hydroélectriques vieillissantes situées sur le Congo, à 260 km en aval de Kinshasa, à côté d'une dizaine d'autres petites centrales disséminées à travers le pays.

CoteIvoire-justice

ABIDJAN - Les avocats de Simone Gbagbo ont dénoncé mercredi des risques de blocage du procès de l'ex-première dame de Côte d'Ivoire, jugée pour des crimes contre l'humanité commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011 et dont l'audience a été renvoyée à mardi.

Entrecoupé de nombreuses suspensions depuis son ouverture le 31 mai 2016, le procès est quasiment à l'arrêt depuis le retrait fin novembre des avocats de la défense, allant de report et en report après des discussions de procédure.

RDCongo-politique

KINSHASA - La Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) a estimé mercredi à Kinshasa que les divisions au sein du Rassemblement de l'opposition bloquaient l'application de l'accord de sortie de crise politique en RDC.

Constitué en juin 2016 autour de l'opposant historique, Étienne Tshisekedi, le Rassemblement est signataire de cet accord conclu le 31 décembre dernier entre la majorité et l'opposition sous l'égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

Après la mort le 1er février à Bruxelles de Tshisekedi à 84 ans, le Rassemblement fait face à des divisions internes, alors que Félix Tshisekedi a été désigné pour succéder à son père.

Nigeria-USA

LAGOS - L'ambassade américaine à Abuja a rappelé mercredi que le décret anti-immigration de Donal Trump ne s'appliquait pas au Nigeria, réagissant à des déclarations officielles décourageant les Nigérians de se rendre aux Etats-Unis.

"Il n'y a aucune raison pour les Nigérians avec des visas valides de repousser ou annuler leur voyage aux Etats-Unis", indique un communiqué de l'ambassade, en référence au nouveau décret signé lundi par M. Trump interdisant pendant 90 jours l'entrée des Etats-Unis aux ressortissants de six pays musulmans.

Lundi, une conseillère spéciale du président pour les Affaires étrangères, Abike Dabiri-Erewa, avait affirmé que les Nigérians "sans raisons impérieuses ou essentielles" de s'y rendre devraient envisager de reporter leur voyage aux Etats-Unis.

Cameroun-accident

YAOUNDE- Un train affecté aux travaux de renouvellement de la voie ferrée a tué trois passants dans la capitale camerounaise Yaoundé, a appris l'AFP jeudi auprès de la société ferroviaire Camrail.

Cet accident, qui s'est produit mercredi soir, a suscité une nouvelle polémique dans le pays après un déraillement qui avait fait près de 80 morts fin octobre 2016.

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