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09/03/2017 14:37 EST | Actualisé 10/03/2018 00:12 EST

Bleuets sauvages au N.-B.: débat autour d'un office de commercialisation

L'Association des producteurs de bleuets sauvages du Nord-est du Nouveau-Brunswick affirme qu'elle a découvert, l'automne dernier, que la province a enregistré auprès du gouvernement fédéral, en décembre 2013, un « Décret sur les bleuets du Nouveau-Brunswick. »

Or, selon le président de cette association, Jean-Maurice Landry, la démarche visait à donner à l'agence Bleuets Nouveau-Brunswick l'autorité de percevoir des primes sur le bleuet qui est sujet au commerce interprovincial, soit la presque totalité des bleuets produits dans la province.

Toujours selon monsieur Landry, le gouvernement provincial décrit faussement l'agence Bleuets Nouveau-Brunswick comme un office de commercialisation et l'existence d'un plan de commercialisation. Il ne fait maintenant plus de doute, à son avis, que la province doit permettre aux producteurs du Nord-est de lancer un office de commercialisation régional.

« Il faut que le ministre de l'Agriculture, Rick Doucet, rende officielle sa décision de créer un office régional de commercialisation pour le Nord-est, plaide-t-il. Par le fait même, cela mettrait un terme aux pratiques discriminatoires envers les producteurs de la région. On serait, à ce moment-là, responsables de nos propres outils de travail. Nous sommes dans un contexte où on a absolument besoin d'un mécanisme de commercialisation. »

 Les producteurs de la Péninsule acadienne vendent leurs bleuets, faute de plan de commercialisation, à peu près dans les mêmes conditions que les pêcheurs vendaient leurs poissons aux Robin. 

Jean-Maurice Landry, président de l'Association des producteurs de bleuets sauvages du Nord-est du Nouveau-Brunswick

Jean-Maurice Landry perçoit que les députés provinciaux du Nord-est sont plutôt favorables à la création d'un office de commercialisation du bleuet sauvage. « Mais c'est au niveau du cabinet provincial que cela accroche », laisse-t-il entendre.

« L'histoire a démontré que chaque fois qu'il y a eu des divergences d'opinions entre les producteurs du nord et ceux des autres régions, nous nous sommes toujours retrouvés du plus petit côté du bâton. Il faut que cela cesse. Et la façon que cela peut cesser, c'est qu'on devienne maîtres de notre propre destinée en termes de commercialisation du bleuet sauvage. »

L'Association des producteurs de bleuets sauvages du Nord-est du Nouveau-Brunswick assure qu'un office régional de commercialisation s'occuperait notamment de la question des prix du bleuet et pourrait également établir un processus de partage négocié des revenus.

Il n'a pas encore été possible d'obtenir le son de cloche du bureau du ministre de l'Agriculture, Rick Doucet, de même que celui de Bleuets Nouveau-Brunswick.