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09/03/2017 08:54 EST | Actualisé 10/03/2018 00:12 EST

Accusé de machisme, le président brésilien tente de rectifier le tir

Fortement critiqué pour avoir tenu des propos considérés machistes à l'occasion de la journée de la femme, le président brésilien Michel Temer a réagi jeudi sur Twitter, avec une appel "à l'égalité de droits au travail et à la maison".

"Mon gouvernement fera tout son possible pour que les femmes occupent de plus en plus de place dans la société", a renchéri le chef d'État sur le même réseau social.

Mercredi, le président conservateur avait causé une grande polémique avec un discours dans lequel il a mis en avant une certaine expertise féminine pour observer le changement des prix dans les supermarchés. "Les femmes participent grandement à l'économie. Personne n'est plus capable qu'une femme de remarquer les variations, par exemple, des prix dans les supermarchés", a-t-il déclaré lors d'une cérémonie à Brasilia.

"Personne n'est capable de mieux détecter les éventuelles fluctuations économiques qu'une femme, en observant les variations du budget familial", a insisté le président de 76 ans, aux côtés de son épouse Marcela, 43 ans plus jeune que lui. "J'ai la conviction absolue, de par ma formation familiale et ma vie aux côtés de Marcela, de l'importance du rôle de la femme dans le foyer. Si la société va bien, si les enfants grandissent, c'est grâce à l'éducation qu'ils reçoivent à la maison. Ce n'est pas l'homme qui fait ça, mais la femme", a-t-il conclu.

Ces propos ont immédiatement provoqué des réactions acerbes sur les réseaux sociaux. "Quelqu'un peut-il le prévenir que nous sommes au 21e siècle", a réagi une internaute. "Quelqu'un a vu le discours du président? On aurait dit une blague", fulmine une autre.

Le tweet de jeudi, dans lequel M. Temer appelle aussi à "ne pas tolérer les préjugés et la violence contre les femmes", n'a pas fait taire les critiques, bien au contraire.

"Il tente de rectifier le tir après le discours désastreux d'hier?", s'est demandé un internaute.

En avril dernier, une couverture du magazine Veja avait fait scandale, présentant Marcela Temer comme "belle, obéissante et femme au foyer", alors que son mari était encore vice-président, avant la destitution controversée de la présidente de gauche Dilma Rousseff, accusée de maquiller les comptes publics.

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