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08/03/2017 11:47 EST | Actualisé 08/03/2017 11:47 EST

Des parfums aphrodisiaques, vraiment?

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Deux phéromones utilisées dans la conception des parfums soi-disant aphrodisiaques n'ont montré aucune efficacité sur les humains, selon une étude australienne.

Les phéromones sont souvent évoquées lorsqu'il est question d'attirance sexuelle. Or, l'androstadienone et l'estratetraenol n'ont pas eu d'impact notable sur le degré de séduction lors d'une étude réalisée par Leigh W. Simmons et ses collègues de l'University of Western Australia. Elles seraient donc sans effets chez l'humain.

Les deux substances sont commercialisées depuis les années 1990 comme des phéromones humaines, même s'il n'existe aucune preuve scientifique que c'est bien le cas. Elles se présentent sous la forme de parfums ou d'eau de Cologne, mais aussi de concentrés non parfumés, et sont censées renforcer l'attraction sexuelle.

Les phéromones sont des substances chimiques qui jouent un rôle dans le comportement sexuel des animaux. Elles sont sécrétées par le corps et reconnues par des animaux de la même espèce.

Une centaine de participants hétérosexuels (43 hommes et 51 femmes) ont été exposés aux deux phéromones pendant une journée et à un parfum témoin le lendemain.

Après chaque exposition, les femmes ont été invitées à regarder des photos de visages neutres (cheveux cachés, sans maquillage) pour déterminer s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme, les phéromones étant censées faciliter cette reconnaissance. Elles ont aussi évalué, au moyen de photos, le degré de séduction ou le risque d'infidélité de personnes du sexe opposé.

Ces résultats concordent avec ceux d'autres études expérimentales qui laissent à penser que l'androstadienone et l'estratetraenol ont peu de chances d'être des phéromones humaines ayant un impact sur l'être humain.

- Extrait de l'étude

Les chercheurs n'excluent toutefois pas que des phéromones sexuelles puissent affecter notre évaluation de la séduction ou de l'infidélité, mais estiment qu'il est « très peu probable » qu'il s'agisse des deux phéromones étudiées.

Le détail de cette étude est publié dans la revue Royal Society Open Science.

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