NOUVELLES
08/03/2017 01:32 EST | Actualisé 08/03/2017 01:32 EST

Menaces à Concordia: l'enquête sous caution de Hisham Saadi avait lieu mercredi

CP

L'enquête pour remise en liberté de Hisham Saadi, accusé relativement aux fausses alertes à la bombe et au message menaçant qui ont entraîné l'évacuation de milliers d'étudiants de l'Université Concordia la semaine dernière, avait lieu mercredi.

Le premier témoin a commencé son récit en fin de matinée et il était prévu que l'enquête dure trois heures.

Une ordonnance de non-publication prononcée mercredi par la juge Nathalie Fafard de la Cour du Québec, à la demande de l'avocate de la défense, Caroline Braun, empêche de rapporter ce qui a été dit dans la salle de cour du palais de justice de Montréal.

Hisham Saadi est détenu depuis son arrestation jeudi dernier, survenue dans un appartement d'un immeuble résidentiel de la rue Darlington, dans le quartier Côte-des-Neiges, à Montréal.

La Couronne s'oppose à ce que l'homme de 47 ans soit remis en liberté dans l'attente de son procès, afin d'assurer la sécurité du public.

L'accusé était présent dans la salle de cour et menotté. Vêtu d'un t-shirt gris pâle, il était fraîchement rasé mercredi, contrairement à ses deux précédentes comparutions lors desquelles il arborait une barbe poivre et sel bien fournie. Il a écouté sans broncher, l'air grave, le premier témoignage.

Il fait face à des accusations d'incitation à craindre un attentat terroriste, d'avoir proféré des menaces et de méfait public.

L'individu n'était pas connu des policiers et la raison de son geste reste à éclaircir.

Trois pavillons de l'Université Concordia, située à Montréal, avaient dû être évacués mercredi dernier après que le message haineux eut été largement transmis à des médias; il visait spécifiquement des étudiants musulmans. Le texte précisait que des engins explosifs avaient été laissés à certains endroits. Aucune bombe n'a été trouvée lors des recherches ultérieures menées par les policiers.

À VOIR AUSSI