POLITIQUE
08/03/2017 08:03 EST | Actualisé 08/03/2017 08:03 EST

La candidate qui représentera le Parti libéral dans Saint Laurent sera choisie

Roberto Machado Noa via Getty Images
TORONTO, VILLA CLARA, CANADA - 2015/10/03: Logo of the Liberal political party of Canada.The Liberal Party of Canada colloquially known as the Grits, is the oldest federal political party in Canada. The party espouses the principles of liberalism. (Photo by Roberto Machado Noa/LightRocket via Getty Images)

Les membres du Parti libéral du Canada dans la circonscription montréalaise de Saint-Laurent ont commencé à voter pour choisir la candidate qui les représentera dans l'élection complémentaire du 3 avril prochain visant à remplacer l'ex-ministre Stéphane Dion.

Les membres auront jusqu'à 20 h pour voter. Les résultats devraient être connus en fin de soirée, vers 23h.

Il s'agira à coup sûr d'une candidature féminine puisque trois femmes sont en lice pour représenter la circonscription du nord de Montréal.

Yolande James, ex-ministre de l'Immigration du Québec, semble être la candidature privilégiée par les têtes dirigeantes du parti, qui l'avaient d'abord approchée pour qu'elle se présente. Dans son discours devant les partisans, Mme James a tenté de vanter son expérience en tant que ministre au gouvernement du Québec, qui a géré le "troisième plus grand portefeuille du gouvernement du Québec" - elle a aussi été ministre de la Famille.

Mme James avait visiblement beaucoup d'appuis dans la salle, ayant été chaudement applaudie tout au long de son discours.

Elle devra toutefois se mesurer à la jeune fiscaliste Marwah Rizqy, qui, en 2015, avait perdu l'élection dans la circonscription d'Hochelaga par seulement 500 votes. Mme Rizqy a déclaré dans son discours qu'elle tenterait de rendre plus transparent le système de nomination du Parti libéral, qui a une fois de plus fait controverse.

Le maire de l'arrondissement Saint-Laurent, Alan De Sousa, avait été écarté des candidatures par le parti pour une raison qui demeure encore obscure. Les représentants du Parti libéral avaient maintenu que les trois candidates retenues avaient été "validées d'une manière qui est conforme aux règles du parti".

"Il y a eu beaucoup d'allégations et lorsque j'ai rencontré les gens de Saint-Laurent, tout le monde avait des commentaires par rapport à l'affaire qui est arrivée avec le maire. Je pense qu'il est important de donner des explications aux gens", a expliqué Mme Rizqy en entrevue après son discours.

La troisième candidate, Emmanuella Lambropoulos, est la seule à habiter dans la circonscription de Saint-Laurent, et elle a d'ailleurs travaillé avec l'ex-député Stéphane Dion.

"Je suis née, j'ai été élevée et j'habite à Ville Saint-Laurent", a fait valoir l'enseignante de 26 ans dans son discours.

"Je suis Saint-Laurent, j'ai enseigné à vos enfants à l'école secondaire Lauren Hill", a-t-elle ajouté.

Après avoir été écarté du cabinet, Stéphane Dion a démissionné de son poste de député de la circonscription de Saint-Laurent, où il avait été élu sans interruption depuis 1996.

La candidate choisie connaîtra déjà ses opposants. Le Parti conservateur a choisi Johnny Hu, tandis que le Nouveau Parti démocratique (NPD) a confirmé la candidature de Mathieu Auclair. Daniel Green, le chef adjoint du Parti vert, ainsi que le bloquiste William Fayad seront aussi dans la course.

Saint-Laurent en bref

  • La circonscription couvre l'arrondissement de Saint-Laurent, situé au nord de Montréal. Elle est entourée des circonscriptions d'Ahuntsic-Cartierville, de Mont-Royal, de Dorval-Lachine-Lasalle et de Pierrefonds-Dollard _ toutes des circonscriptions libérales.
  • Stéphane Dion était le député de la circonscription depuis l'élection complémentaire de 1996. Il a été réélu en 2000, 2004, 2006, 2011, puis en 2015 avec presque chaque fois des majorités importantes. Avant l'ère Dion, c'était une autre libérale, Shirley Maheu, qui représentait la circonscription.
  • Selon les dernières données de la Ville de Montréal sur l'arrondissement, 53 pour cent de ses habitants sont nés dans un autre pays que le Canada. De plus, 81 pour cent des citoyens sont nés à l'étranger ou ont des parents qui viennent d'ailleurs.
  • Selon le même document, la moitié de la population du comté dit pouvoir parler en français et en anglais. Le français demeure la langue la plus utilisée à la maison, toutefois 38 pour cent des citoyens parlent une autre langue que le français et l'anglais à la maison.
  • Selon les données de la Ville de Montréal, le revenu moyen des familles dans l'arrondissement est évalué à 80 672, ce qui est un peu plus élevé que le revenu moyen au Canada, qui se situe à 79 600.