POLITIQUE
08/03/2017 07:21 EST

Les Canadiens pourraient attendre davantage à la frontière américaine

Bloomberg via Getty Images
A vehicle entering from Canada pulls into the United States Border Inspection Station in Norton, Vermont, U.S., on Friday, Nov. 18, 2016. A bill to simplify crossing the Canadian-U.S. border moved ahead in the U.S. Congress on Wednesday, with little time left to get it passed before lawmakers break to form a post-election legislature in the new year. Photographer: Scott Eisen/Bloomberg via Getty Images

À l’aube de la semaine de relâche, les Ontariens qui prévoient traverser la frontière américaine devront s’armer de patience en raison du nouveau décret sur l’immigration de l’administration américaine qui entrera en vigueur le 16 mars. Ce serait la principale conséquence pour la majorité des Canadiens de cette nouvelle politique du président Donald Trump.

Pour l'avocat spécialisé en immigration, Eddie Kadri, le nouveau décret est plus clair que le précédent. L'Irak a été retiré de la liste des pays à majorité musulmane visés par l'ordre exécutoire et on sait maintenant que les gens provenant des six pays visés par le décret pourront se munir d'une dérogation s'ils ont de la famille ou des intérêts commerciaux aux États-Unis.

On ne connaît toutefois pas encore la forme ou les détails de ces exemptions.

L'avocat croit même que certains citoyens de ces pays devraient reconsidérer leur voyage aux États-Unis.

Voyager, un privilège

« Bien que la grande majorité des Canadiens n'ont pas à s'inquiéter, ils ne doivent plus tenir pour acquis le fait de traverser la frontière américaine. Ça relève du privilège et non du droit », estime M. Kadri.

L'avocat indique qu'il est toutefois trop tôt pour connaître précisément tous les impacts que le décret aura sur les Canadiens, mais il est certain que traverser la frontière sera différent dorénavant.

Les gens pourront être questionnés sur de nombreux sujets dont leur religion et leur appartenance politique.

Les douaniers vous demanderont peut-être même l'accès à vos comptes sur certains médias sociaux et c'est leur droit.

L'avocat conseille aux voyageurs de partir d'avance, de répondre à toutes les questions des douaniers et de coopérer pour ne pas risquer d'avoir à rester au Canada.

Les informations sur les refus d'entrée aux États-Unis sont archivées par les services douaniers américains.

Papiers en règle

Les services frontaliers américains de Buffalo se font rassurants.

« On ne veut pas ralentir les gens qui viennent légitimement aux États-Unis pour faire des affaires ou voyager », explique le responsable des affaires publiques des douanes américaines à Buffalo, David Long.

D'après lui, si les Canadiens n'ont pas d'arme, ne représentent pas une menace et que leurs papiers sont en règle, ils ne devraient pas avoir de problèmes à traverser la frontière.

Environ une centaine de Canadiens se font refuser l'entrée aux États-Unis à la frontière américaine chaque jour.

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