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07/03/2017 03:36 EST | Actualisé 08/03/2018 00:12 EST

Un groupe grec revendique des attaques contre l'Institut français d'Athènes

Un groupe grec "anti-étatique" a revendiqué sur un site internet alternatif, les deux attaques au liquide inflammable contre l'Institut français d'Athènes (IFA) le 27 février, a-t-on appris mardi de source policière.

Se baptisant "cellules de riposte immédiate" et apparu pour la première fois selon la police, ce groupe dit avoir agi "en solidarité avec des camarades qui manifestent en France contre le terrorisme étatique" et "contre les violences policières suite à l'affaire +Théo+", jeune homme de gravement blessé par quatre policiers suite à son interpellation dans la banlieue parisienne.

L'affaire de Théo a suscité un tollé en France: un fonctionnaire avait été mis en examen pour viol et ses trois collègues pour violences volontaires.

Le groupe grec s'en prend dans son communiqué à la police et les juges français qui affirment "qu'il s'agissait d'un accident". "Le gouvernement français a soutenu +le travail difficile+ de ses mercenaires", dénonce-t-il.

Il explique avoir attaqué l'IFA car "il appartient à l'Etat français et représente sa politique".

Le 27 février à l'aube, des jeunes masqués avaient lancé du liquide inflammable par-dessus la grille de l'Institut, causant un incendie et des dégâts sur deux véhicules garés dans l'enceinte. Plus tard dans la matinée, des attaquants ont brisé une fenêtre avant de lancer à nouveau un liquide inflammable à l'intérieur du bâtiment, provoquant des dégâts mineurs.

Les représentations françaises en Grèce, comme d'autres représentations étrangères, ou des bâtiments publics, banques et succursales internationales sont sporadiquement visées par des actions revendiquées ou imputées à des groupes d'extrême gauche ou anarchistes.

En novembre 2016, un jet de grenade devant l'ambassade de France avait blessé un policier. Il avait été revendiqué par un groupe "d'autodéfense révolutionnaire" affirmant avoir voulu frapper un Etat "en première ligne dans la guerre capitaliste".

mr/hec/pt