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06/03/2017 22:53 EST | Actualisé 07/03/2018 00:12 EST

Mort de Kim: la Malaisie déterminée à interroger les suspects

Les enquêteurs malaisiens interrogeront des suspects dans l'assassinat de Kim Jong-Nam qui se cachent selon eux à l'ambassade de Corée du Nord à Kuala Lumpur "même si cela prend cinq ans", a indiqué mardi le chef de la police nationale.

Un cordon de sécurité a été établi par la police à l'extérieur de l'ambassade, après que Pyongyang a annoncé l'interdiction faite à tous les Malaisiens de quitter la Corée du Nord, mesure à laquelle Kuala Lumpur a immédiatement riposté en faisant de même pour les Nord-Coréens présents sur son sol.

Kim Jong-Nam, demi-frère en exil du numéro un nord coréen Kim Jong-Un, a été empoisonné au VX, un agent neurotoxique puissant, le 13 février à l'aéroport de Kuala Lumpur.

Séoul a immédiatement accusé Pyongyang d'avoir orchestré l'assassinat digne d'un roman d'espionnage. Depuis, les tensions se sont accentuées entre la Corée du Nord et la Malaisie, Pyongyang réfutant l'enquête et réclamant le corps.

Huit Nord-Coréens sont soupçonnés d'avoir joué un rôle dans l'embuscade tendue à la victime. Quatre d'entre eux ont fui la Malaisie le jour de l'assassinat et un cinquième a été libéré la semaine dernière faute de preuves.

Selon le chef de la police, Khalid Abu Bakar, les trois autres suspects sont à l'intérieur de l'ambassade.

"Nous allons attendre à l'extérieur même si ça prend cinq ans. Quelqu'un va bien finir par sortir", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Penang, au nord de Kuala Lumpur.

La police bloque avec des véhicules l'accès aux deux extrémités de la rue menant à l'ambassade, et une dizaine de policiers portant des gilets pare-balle y sont déployés, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une centaines de journalistes et photographes sont rassemblées à l'extérieur du périmètre de sécurité.

Seules deux femmes ont été inculpées de cet assassinat. Siti Aisyah, une Indonésienne de 25 ans, et Doan Thi Huong, une Vietnamienne de 28 ans, encourent la peine de mort par pendaison. Elles affirment avoir été dupées et avoir cru participer à un vidéo gag.

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