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07/03/2017 06:10 EST | Actualisé 08/03/2018 00:12 EST

Madrid assure qu'il y a moins de réfugiés à répartir dans l'UE que prévu

Le ministre espagnol des Affaires étrangères a défendu mardi les efforts de Madrid pour accueillir des réfugiés mais a assuré qu'il y en avait beaucoup moins à répartir dans l'Union européenne que les 160.000 décidés en 2015.

"La réalité, c'est qu'il n'y a pas aujourd'hui 160.000 réfugiés répondant aux critères établis par les décisions de l'Union européenne", a affirmé Alfonso Dastis devant une commission parlementaire.

"En Italie, il n'y a pas de réfugiés. Il y a des immigrés en situation irrégulière et surtout (les réfugiés) se sont rendus dans les pays où ils voulaient aller", a poursuivi le ministre.

"En Grèce, il y a 55 à 60.000 réfugiés, c'est pourquoi je crois qu'il est raisonnable de fixer les objectifs selon ce chiffre", a-t-il déclaré, laissant entendre que Madrid voudrait réviser les quotas de répartition.

L'objectif de 160.000 relocalisations donne lieu à différentes interprétations et les chiffres avancés par les autorités nationales restent incertains, notamment parce que les réfugiés évitent de s'enregistrer ou refusent certaines des destinations proposées.

L'Espagne s'était engagée en septembre 2015 à accueillir en deux ans quelque 16.200 réfugiés déjà présents sur le sol européen, notamment en Italie et en Grèce, soit 10% des 160.000 syriens, irakiens et érythréens concernés par les programmes de "relocalisation" de l'Union.

Mais au 16 février, elle n'en avait accueilli que 811, une lenteur que le ministre a attribué aux moyens et aux logements proposés par les régions et les municipalités, dont certains "moyens qui ne remplissent pas les besoins minimaux".

L'Espagne a également accueilli 289 des 1.449 qu'elle a promis de recevoir via la procédure de "réinstallation" visant quelque 24.500 réfugiés installés dans des camps hors de l'Union européenne.

Le 18 février, quelque 160.000 manifestants ont défilé dans les rues de Barcelone, dans le nord-est du pays, pour réclamer l'accueil des réfugiés "maintenant".

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