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07/03/2017 08:13 EST | Actualisé 08/03/2018 00:12 EST

Le secrétaire général des Nations unies se rend d'urgence en Somalie

BAIDOA, Somalie — Visiblement ébranlé par les Somaliens décharnés ou cholériques rencontrés pendant sa visite d'urgence dans ce pays, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a demandé mardi à la communauté internationale d'intervenir pour combattre la famine qui s'aggrave en Somalie.

Chaque personne que nous rencontrons, a dit M. Guterres, offre un témoignage «indescriptible de souffrances personnelles». Il a rencontré des hommes, des femmes et des enfants squelettiques qui étaient soignés pour le choléra à Baidoa, à environ 240 kilomètres au nord-ouest de la capitale, Mogadiscio.

La sécheresse prolongée qui frappe la Somalie cause une famine répandue, tandis que l'absence d'eau potable a provoqué une épidémie de choléra.

M. Guterres a profité de son premier voyage sur le terrain en tant que secrétaire général des Nations unies pour déclarer que la famine somalienne exige une réponse de grande envergure.

Il a dit que six millions de personnes, soit la moitié de la population du pays, a besoin d'aide.

M. Guterres a également visité un camp qui héberge des centaines de familles déplacées par la sécheresse et les violences du groupe djihadiste Al-Shaabbab. Certaines de ces familles affamées ne disposent que d'une mince bâche de plastique pour se mettre à l'abri.

«Cela me rend profondément malheureux que (...) de telles choses soient possibles dans un monde aussi riche que celui d'aujourd'hui, a-t-il dit. C'est incroyable.»

M. Guterres portait un gilet pare-balles et était protégé par des soldats de l'Union africaine. Il a également rencontré le président nouvellement élu de la Somalie, Mohamed Abdullahi Mohamed.