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07/03/2017 10:46 EST | Actualisé 08/03/2018 00:12 EST

Le pétrole enregistre une nouvelle séance attentiste

Les cours du pétrole ont fini proches de l'équilibre mardi, poursuivant une période hésitante face aux incertitudes sur les perspectives d'offre au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) comme des Etats-Unis.

Le prix du baril de référence (WTI) a cédé 6 cents à 53,14 dollars sur le contrat pour livraison en avril au New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Beaucoup de choses ont donné à réfléchir aujourd'hui... Mais rien qui n'ait un effet sur les cours", a résumé Matt Smith, de ClipperData.

D'abord, le marché pétrolier, qui reste coincé à une grosse cinquantaine de dollars depuis la fin 2016, assimile le premier d'une série de trois rapports mensuels de grands organismes, celui du département américain de l'Energie (DoE).

Avant l'Agence internationale de l'Energie (AIE) et l'Opep la semaine prochaine, le DoE a donné un tableau de l'état du marché et de ses perspectives à moyen terme.

"Ce qui est intéressant, c'est qu'il a relevé ses prévisions de production pour cette année et la suivante", a priori une mauvaise nouvelle pour les cours, a commenté M. Smith. "Intéressant, certes... Mais pas de quoi faire bouger le marché aujourd'hui".

Les perspectives générales de production sont incertaines pour le marché car, d'un côté, l'Opep et d'autres pays participent à des accords de baisses de l'offre mais, de l'autre, les compagnies américaines semblent en profiter pour faire repartir leur activité.

Au sujet de l'offre américaine, "les chiffres de demain sur les stocks devraient un peu animer le marché", a jugé M. Smith.

Selon la prévision médiane des analystes sondés par l'agence Bloomberg, le DoE devrait annoncer une hausse des réserves américaines de brut, de 1,4 million de barils lors de la semaine close le 3 mars, qui atteindrait ainsi un nouveau record.

Autre sujet d'intérêt, "un forum continue à se dérouler à Houston (Texas), avec des déclarations du ministre saoudien du Pétrole", a rapporté M. Smith.

Reste que le ministre, Khalid al-Falih, n'a là non plus guère donné de direction au marché en s'abstenant de se prononcer en faveur d'une extension des accords de baisses de production, qui ne courent pour le moment que sur le premier semestre 2017.

Or, les observateurs s'accordent à souligner que c'est avant tout grâce aux efforts de l'Arabie saoudite, membre dominant de l'Opep, que le cartel réussit actuellement à quasiment respecter ses quotas de production.

En fin de compte, "on attend toujours un moteur qui sortirait le marché de sa fourchette actuelle", a conclu Gene McGillian, de Tradition Energy.

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