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07/03/2017 12:35 EST | Actualisé 08/03/2018 00:12 EST

Expulsé du Canada, un Néerlandais invoque des raisons humanitaires pour revenir

Le Néerlandais Len Van Heest, expulsé lundi vers son pays d'origine, demande l'obtention du statut de résident permanent au Canada pour des raisons humanitaires, a-t-on appris mardi auprès de son avocat.

Arrivé bébé avec ses parents au Canada, Len Van Heest, 59 ans, a été placé à bord d'un avion lundi à Vancouver (ouest) à destination d'Amsterdam. Condamné pour divers délits, son expulsion avait été prononcée vendredi au terme d'un processus judiciaire de 9 ans.

Le délai de traitement d'une demande de résidence permanente pour des raisons humanitaires peut prendre de deux à trois ans, selon Jean-Sébastien Boudreault, président de l'Association québécoise des avocats en droit de l'immigration.

Pour ce juriste, Len Van Heest "a des chances" d'obtenir gain de cause même si ses antécédents judiciaires comme sa bipolarité peuvent jouer contre lui.

Elizabeth May, députée du parti Vert de Colombie-Britannique, province où résidait Len Van Heest, avait plaidé en vain sa cause auprès du ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale et continue à défendre Len Van Heest.

"Je travaille sur ce dossier avec ses avocats depuis 18 mois pour cesser cette injustice. Nous explorons les prochaines étapes judiciaires", a indiqué la députée sur Twitter.

"C'est la seule maison que j'ai. Ils m'enlèvent à ma mère, à mes amis... Je suis dévasté", avait confié aux médias locaux le ressortissant néerlandais avant son expulsion.

Sa mère de 81 ans, arrivée en 1958 au Canada, a obtenu la nationalité et a découvert à la première condamnation de son fils que ce dernier n'avait pas automatiquement hérité de la nationalité canadienne.

Diagnostiqué bipolaire à l'âge de 16 ans, Len Van Heest avait été poursuivi à partir du milieu des années 1970 et jusqu'en 2013 pour une quarantaine de délits.

L'expulsion de ce Néerlandais est directement liée au durcissement de la législation votée par la précédente majorité conservatrice au Canada. Un ressortissant étranger condamné à plus de six mois de prison, contre deux ans auparavant, est passible d'une expulsion.

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