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07/03/2017 03:00 EST | Actualisé 08/03/2018 00:12 EST

Combat dans le nord de la Birmanie: fuite de milliers de civils

Des milliers de personnes ont fui mardi la région de Kokang en Birmanie (nord-est) près de la frontière chinoise, au lendemain de combats très meurtriers entre l'armée birmane et des rebelles qui ont poussé Pékin a demandé un cessez-le-feu.

La journée de lundi a été marquée par les affrontements les plus importants depuis 2015 avec au moins 30 personnes tuées.

Au lendemain de ces combats, "près de 7.000 habitants ont fui vers la Chine", a précisé à l'AFP une source au sein de l'armée qui a demandé à conserver l'anonymat.

Dans la foulée, Pékin a appelé les deux camps à "cesser le feu immédiatement et à rétablir l'ordre dans les zones frontalières dès que possible", a déclaré à la presse Geng Shuang, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

En 2015, lors des derniers combats, des milliers de civils birmans avaient trouvé refuge de l'autre côté de la frontière.

Dans un communiqué publié mardi, l'armée a indiqué qu'elle avait employé de l'artillerie lourde pour repousser les rebelles qui étaient entrés dans Laukkai, la capitale de la région, avant l'aube lundi.

Les insurgés de l'Armée de l'alliance démocratique des nationalités de Birmanie (MNDAA) ont "échoué" dans leur tentative de prendre Laukkai, a ajouté l'armée, qui a précisé que des civils et des "officiers de l'armée" étaient morts dans les combats.

Depuis son indépendance en 1948, la Birmanie, où vivent plus de 130 ethnies différentes, est confrontée au soulèvement de groupes qui réclament plus d'autonomie.

Depuis sa victoire historique aux élections de 2015, la dirigeante de facto Aung San Suu Kyi a fait du processus de paix une de ses priorités.

Mais ces derniers mois, le pays a connu les combats les plus violents depuis des décennies entre des groupes rebelles et l'armée, qui reste ultra-puissante grâce à une Constitution héritée de l'époque de la junte.

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