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06/03/2017 07:23 EST | Actualisé 07/03/2018 00:12 EST

Les réalisatrices autochtones à l'honneur

Les réalisatrices autochtones sont à l'honneur cette semaine. À l'occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars, le studio ambulant du Wapikoni mobile diffusera chaque jour sur les réseaux sociaux un court métrage réalisé par une cinéaste autochtone.

Karen Pinette Fontaine voit loin. La réalisatrice de 18 ans de la communauté de Uashat-Maliotenam a le vent dans les voiles. Son premier court métrage, Batailles, continue de faire la tournée des festivals.

« Je suis vraiment touchée et honorée que mon film soit dans plusieurs festivals », dit-elle

Il y a du monde qui voit ça, qui aime ça, donc ça m'encourage beaucoup à continuer.

Karen Pinette Fontaine, réalisatrice

Le film raconte l'histoire d'une jeune femme résiliente qui retrouve la fierté d'être autochtone grâce à la danse et à la poésie.

« Elle réfléchit beaucoup sur elle-même, se pose des questions sur la communauté, les problèmes que les femmes autochtones ont , décrit Karen Pinette Fontaine. J'aimerais que quand [les femmes] regardent le film elles se sentent fières et que je réussisse à les encourager à aller de l'avant », ajoute-t-elle.

Studio ambulant

Karen a réalisé Batailles avec l'aide du Wapikoni mobile, un studio ambulant de création pour les membres des Premières Nations.

Cette semaine, la caravane célèbre les réalisatrices autochtones à l'occasion de la Journée internationale des femmes.

Pour le Wapikoni, cette tribune est essentielle. Car, selon l'organisme québécois Réalisatrices équitables, les femmes sont sous-représentées au cinéma et ne reçoivent qu'une petite part de financement public.

Dans ce contexte, des voix autochtones comme celles de Karen prennent tout leur sens.

J'aimerais ça montrer mes idées à plus de gens possibles et joindre les Autochtones et non autochtones ensemble.

Karen Pinette Fontaine, réalisatrice

« Malgré les problèmes qu'il y a ici, je veux qu'ils se sentent fiers de leur culture, de leur langue, de plusieurs choses, parce qu'on est tellement riche de savoir », explique Karen Pinette Fontaine.

La cinéaste poursuivra son parcours à son entrée au cégep au mois d'août.

D'après un reportage de Charles Alexandre Tisseyre

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