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06/03/2017 15:23 EST | Actualisé 07/03/2018 00:12 EST

Les chauffeurs du RTC rejettent la dernière offre patronale

Le Réseau de transport de la capitale (RTC) a présenté une offre à ses 950 chauffeurs vendredi dernier. La proposition, qualifiée de « globale, mais non finale », a été rejetée dès le lendemain par les syndiqués du RTC, qui la jugent insuffisante.

Un texte de Louis Gagné

« Nous avons convoqué l’employeur samedi après-midi pour l’informer que le dépôt de l’offre était décevant et ne pouvait constituer une base de règlement », a confié une source syndicale.

Le « volet normatif » contenu dans la proposition serait similaire à celui qui avait déjà été déposé, tandis que le « volet monétaire » présente certaines avancées, mais sans plus, ajoute la source.

« L’employeur a fait un petit bout de chemin sur nos demandes, mais c’est nettement insuffisant pour penser que nous sommes près d’une entente de principe », dit-elle.

Le président du RTC, Rémy Normand, a refusé de parler de l’avancement des négociations sur la place publique.

« Je ne commenterai pas la propagande syndicale ici. Ce que je peux vous dire, c’est que les négociations se poursuivent. On a encore des discussions », a-t-il réagi.

Menace de grève

Les chauffeurs d’autobus du RTC menacent de déclencher une grève générale illimitée à partir du 13 mars prochain si aucune entente n’intervient avec la partie patronale. Les syndiqués n’excluent pas d'avoir recours à des moyens de pression d’ici le déclenchement de la grève. Des rencontres de négociations sont toujours prévues cette semaine.

On se parle à tous les jours, même la fin de semaine [...] Le syndicat et nous avons le même objectif, c’est-à-dire d’arriver à une entente avant qu’il y ait une grève qui soit déclenchée.

Rémy Normand, président du RTC

Services essentiels

Le RTC et le syndicat des chauffeurs tentent également de s’entendre sur les services essentiels qui seront assurés dans l’éventualité où une grève était déclenchée. Une rencontre de conciliation a eu lieu lundi devant le Tribunal administratif du travail pour tenter d’en arriver à une entente.

« Ce qu’on cherche à avoir, c’est le plus de services possible pour notre clientèle, a indiqué Rémy Normand. Visiblement, on ne s’entend pas. On est en conciliation à cette fin-là. Si jamais ça achoppe, bien il y a quelqu’un qui va trancher le tout au courant de la semaine. »

Les chauffeurs du RTC sont sans contrat de travail depuis le 30 juin dernier. Le salaire, le régime de retraite et l’organisation du travail sont au cœur des discussions avec la partie patronale.

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