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05/03/2017 23:37 EST | Actualisé 06/03/2018 00:12 EST

Expulsé de Malaisie, l'ambassadeur de Corée du Nord sur le départ

Des policiers lourdement armés étaient postés lundi autour de l'ambassade de Corée du Nord à Kuala Lumpur pour le départ de l'ambassadeur expulsé de Malaisie à la suite des tensions entre les deux pays depuis l'empoisonnement du demi-frère du dirigeant nord-coréen.

Des véhicules de police et des motards étaient stationnés à proximité, alors que l'ambassadeur nord-coréen, Kang Chol, devait quitter la Malaisie avec un avion de Malaysia Airlines pour Pékin en fin d'après-midi, ont précisé à l'AFP des responsables du gouvernement malaisien.

La Malaisie avait donné 48 heures samedi à l'ambassadeur pour partir, nouvelle escalade dans la brouille qui oppose les deux pays depuis l'assassinat de Kim Jong-Nam, 45 ans. Il a succombé le 13 février à l'aéroport de Kuala Lumpur à une attaque au VX, un agent neurotoxique si puissant qu'il est considéré comme une arme de destruction massive.

L'ambassadeur Kang Chol a été déclaré persona non grata par les autorités malaisiennes après avoir exigé en vain de Pyongyang des excuses pour ses critiques remettant en cause l'impartialité de l'enquête. La Corée du Nord a rejeté les conclusions de l'autopsie et soutient que la victime est décédée d'une crise cardiaque.

Le Premier ministre malaisien, Najib Razak, a indiqué lundi qu'il ne s'attendait pas à des excuses de Pyongyang.

"Nous n'avons rien reçu. Je ne m'attends à rien. Ils auraient dû s'excuser par principe, (donc) nous l'avons déclaré persona non grata", a déclaré Najib, en réponse à des journalistes lui demandant si la Malaisie espérait encore des excuses.

Dès le début de cette affaire, la Corée du Sud a pointé un doigt accusateur sur son voisin du Nord, parlant d'un "ordre permanent" de Kim Jong-Un pour éliminer son demi-frère, qui vivait en exil depuis des années et s'était montré critique envers le régime.

Kuala Lumpur a été contraint vendredi de libérer le seul suspect nord-coréen détenu dans cette affaire, faute de preuves. Ri Jong-Chol figurait parmi les huit Nord-Coréens soupçonnés d'avoir joué un rôle dans l'embuscade tendue à Kim Jong-Nam. Quatre d'entre eux ont fui la Malaisie le jour de l'assassinat.

Seules deux femmes ont été inculpées. Siti Aisyah, une Indonésienne de 25 ans, et Doan Thi Huong, une Vietnamienne de 28 ans, encourent la peine de mort par pendaison. Elles affirment avoir été dupées et avoir cru participer à un vidéo gag.

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