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06/03/2017 02:34 EST | Actualisé 07/03/2018 00:12 EST

Dialogue en RD Congo: l'épiscopat invite à la "patience"

L'épiscopat catholique, médiateur dans les pourparlers de sortie de crise en République démocratique du Congo, a appelé lundi à la "patience" avant la reprise des discussions sur l'application de l'accord de cogestion du pays.

"Nous ne sommes pas encore à l'étape de plénière dans les discussions. Il faut encore de la patience", a déclaré à l'AFP l'abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

"La Cenco recommande vivement à toutes les composantes du Rassemblement de privilégier l'unité. Nous allons analyser les documents qui nous seront transmis, mais nous recommanderons fortement l'unité pour faire avancer les choses", a-t-il insisté.

Ces discussions portent sur l'application de l'accord de cogestion de la transition signé le 31 décembre entre la majorité et l'opposition sous l'égide de la Cenco. Le compromis vise à faire sortir la RDC de la crise née du maintien au pouvoir de M. Kabila au-delà du terme de son mandat qui a échu le 20 décembre 2016.

La mise en application de cet accord est bloqué depuis le décès de l'opposant historique congolais et chef du Rassemblement, Étienne Tshisekedi, le 1er février à Bruxelles et des tergiversations liées au marchandage des postes.

Félix Tshisekedi, fils de l'opposant défunt, a été désigné vendredi président du Rassemblement et a dit avoir opté pour l'unité de l'opposition en vue de l'alternance au pouvoir en RDC.

Mais, son leadership est déjà boudé par "des héritiers idéologiques" au sein de son parti l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), alors que des dissensions ont déjà fait surface au Rassemblement où trois ailes se sont crées en quelques jours.

Dans un communiqué, l'opposant en exil et candidat déclaré à la prochaine présidentielle, Moïse Katumbi, a salué la désignation de Félix Tshisekedi, "digne successeur de son père" qui "saura mener notre famille politique dans son combat pour l'alternance".

Selon l'accord de la Saint Sylvestre, la présidentielle censée désigné le successeur de M. Kabila - au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter - est prévue pour la fin de cette année mais cette échéance semble aujourd'hui incertaine.

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