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06/03/2017 02:37 EST | Actualisé 07/03/2018 00:12 EST

C1/Naples-Real Madrid: Koulibaly doit redevenir l'infranchissable K2

A Naples, il est le K2, une montagne infranchissable. Mais un dribble de Ronaldo au match aller face au Real Madrid a montré ce qui séparait encore Kalidou Koulibaly, passé en quelques années de la 5e division française à la Ligue des champions, du plus haut niveau.

Battu 3-1 à Madrid, Naples a peu d'espoir de qualification. Mais mardi, tout le stade San Paolo fera comme si et poussera très fort derrière ses joueurs.

"On y croit. On sait qu'on peut marquer deux buts au San Paolo. Après, on sait aussi qu'il y aura du boulot pour nous les défenseurs", a assuré Koulibaly samedi à l'AFP, après une belle victoire sur le terrain de l'AS Rome.

Défendre, Koulibaly sait faire. En Serie A, où il est arrivé à l'été 2014 en provenance de Belgique, il est même désormais pour cela l'un des meilleurs.

"Chaque année, j'ai progressé. En L2 à Metz, puis à Genk où j'ai connu l'Europa League, puis dans un très grand club à Naples", a résumé le défenseur sénégalais de 25 ans lors d'une interview avec l'AFP en décembre.

Son arrivée à Naples avait surpris, y compris lui, et Rafael Benitez avait dû s'y reprendre à trois fois au téléphone pour que Koulibaly accepte l'idée qu'il ne s'agissait pas d'une plaisanterie.

- Maradona et magasinier -

Il faut dire que cinq ans plus tôt, il jouait encore en 5e division française à Saint-Dié, sa ville natale des Vosges dans l'est de la France, après avoir été recalé à l'entrée du centre de formation de Metz.

Quelques lacunes tactiques liées à ce parcours atypique et la différence de rythme entre la Serie A et la L2 ou la Jupiler League ont d'ailleurs compliqué ses débuts italiens.

"C'était difficile en venant de Belgique où le jeu est moins rapide, moins intense. Mais pendant un an avec Benitez, j'ai vraiment beaucoup appris. A un moment, j'ai un peu moins joué mais cela faisait partie de l'apprentissage et il fallait être patient. Et quand Sarri est arrivé, j'ai continué à progresser", assure Koulibaly.

La phase d'apprentissage, facilitée par la connaissance de l'italien étudié à l'école, est désormais terminée et le Sénégalais est parfaitement intégré et adopté à Naples, comme l'ont prouvé deux épisodes la saison dernière.

Il y a d'abord eu l'adoubement par l'idole de toute une ville, Diego Maradona en personne, qui a réclamé l'un de ses maillots.

"Le magasinier est venu me voir pour me demander un maillot à envoyer à Maradona. Moi je lui ai dit +si tu veux mon maillot, je te le donne, pas la peine d'inventer des bêtises+. Et puis j'ai vu la vidéo qu'il avait envoyée, je n'y croyais même pas", raconte le joueur.

- Les masques -

Puis c'est tout le public du San Paolo qui lui a prouvé son affection en portant des masques à son effigie après qu'il a été victime de cris racistes lors d'un match à Rome contre la Lazio.

"Ca a simplement confirmé ce que je pensais de Naples. C'est une ville qui m'a très bien accueilli, qui m'a toujours soutenu. Voir le San Paolo comme ça, tous avec mon masque, ça m'a fait des frissons. Je n'oublierai jamais."

Bien installé à Naples, où il vit avec sa compagne qu'il connaît depuis l'enfance et leur jeune fils, Koulibaly est cependant convoité par de très grands clubs, comme Chelsea.

Il avait aussi attiré l'attention de Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France assurant suivre le joueur alors que celui-ci, qui a disputé une Coupe du monde U20 sous le maillot Bleu, évoluait déjà avec le Sénégal.

"Quand c'est arrivé, j'étais surtout désolé pour lui. De mon côté, je sais que dans la vie, tous les choix que tu fais, c'est le destin. Il ne faut jamais regretter", assure Koulibaly.

stt/chc

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