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06/03/2017 11:08 EST | Actualisé 06/03/2017 11:09 EST

Agression sexuelle alléguée : une Ontarienne accuse Air Canada de l'avoir ignorée

Shaun Best / Reuters
Air Canada jets are seen as the sun rises at Montreal's Dorval airport,September 26, 2001. Air Canada announced it will layoff another 5000 workersas travel continues to decline in the wake of the September 11 attacks inthe United States. REUTERS/Shaun BestSB/SV

Une femme de la région de Halton, en banlieue de Toronto, affirme qu'Air Canada n'a jamais contacté la police, après qu'elle eut été agressée sexuellement à bord d'un vol entre Tampa, en Floride, et Toronto, mardi dernier.

La voyageuse de 64 ans, qui s’est confiée à CBC en demandant l’anonymat, dit qu’un homme assis à côté d’elle lui a caressé les jambes, en plus de tenter de lui toucher les seins quelques minutes seulement après le décollage.

Elle soutient qu’elle a raconté ce qui s’était passé à des agents de bord, leur demandant ceci : « Je veux que vous informiez le pilote que je ne retournerai pas à ce siège ».

La passagère a ensuite été placée deux rangées plus loin. « Je pouvais le voir se retourner et regarder où j’allais durant tout le vol, dit-elle. J’étais nerveuse au sujet du débarquement. »

Elle ajoute qu’elle a vu un agent de bord lui servir une boisson alcoolisée alors qu’elle avait informé le personnel, dit-elle, qu’elle croyait qu’il était ivre.

Par ailleurs, aucun policier n’était présent à la descente d’avion des passagers.

Air Canada se défend

Le porte-parole d’Air Canada Peter Fitzpatrick contredit certains aspects du récit de la plaignante, affirmant qu’elle a dit aux agents de bord qu’elle était mal à l’aise et non pas qu’elle avait été agressée sexuellement.

« On lui a demandé durant le vol si elle voulait qu’on fasse quelque chose d’autre pour elle [que de la changer de place] et elle a dit non », ajoute M. Fitzpatrick.

Le défenseur des passagers Gabor Lukacs, que la plaignante a contacté pour avoir de l’aide, « ne croit pas » à la version des faits d’Air Canada. « Ce n’est pas la première fois qu’une passagère se plaint auprès de l’équipage d’avoir été agressée sexuellement et que l’équipage ne le rapporte pas [aux autorités] », dit-il.

En 2015, une femme de St-John, victime d’attouchements durant un vol d’Air Canada jusqu’à Toronto, avait soutenu que l’équipage s’était contenté de la changer de place, sans contacter la police.

Une Ontarienne avait aussi affirmé en 2015 que les agents de bord ne semblaient pas être prêts à faire face à la situation, lorsqu’elle leur avait raconté qu’un voyageur avait touché de façon inappropriée une adolescente en train de dormir pendant un vol entre Los Angeles et Toronto.

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