NOUVELLES
05/03/2017 02:05 EST | Actualisé 06/03/2018 00:12 EST

Netanyahu veut convaincre Poutine d'empêcher l'Iran de s'installer en Syrie

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé dimanche qu'il allait tenter de convaincre jeudi à Moscou le président russe Vladimir Poutine d'empêcher une présence militaire iranienne permanente en Syrie.

"L'Iran tente de s'établir de façon permanente en Syrie au travers d'une présence militaire terrestre et maritime et d'ouvrir progressivement un front sur le plateau du Golan", en partie occupé par Israël, a affirmé le chef du gouvernement lors du conseil des ministres.

"Je ferai part au président Poutine jeudi à Moscou de l'opposition ferme d'Israël à une telle possibilité", a ajouté le Premier ministre, selon un communiqué de son bureau.

Israël a conquis durant la guerre de juin 1967 une partie du Golan syrien avant d'annexer 1.200 km2 de cette région en 1981. Cette annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale, qui considère toujours le territoire comme syrien. Environ 510 km2 restent sous contrôle syrien.

Les responsables israéliens dénoncent régulièrement la présence de militaires notamment des Gardiens de la Révolution iraniens en Syrie et des combattants du Hezbollah libanais, allié de Téhéran, aux côtés des forces du régime de Bachar al-Assad.

L'Iran est considéré comme l'ennemi numéro par l'Etat hébreu et Israël et le Hezbollah s'étaient livrés une guerre meurtrière à l'été 2006.

Par ailleurs, M. Netanyahu a dit espérer parvenir avec M. Poutine à de nouveaux "arrangements pour éviter des frictions possibles entre nos forces, comme nous l'avons fait jusqu'à présent".

Il faisait allusion à une coordination militaire entre les pays conclue l'an dernier pour éviter des affrontements entre avions russes et israéliens dans l'espace aérien syrien.

La Russie soutient militairement le régime de Bachar al-Assad, en menant notamment des raids aériens contre des groupes armés luttant contre les forces gouvernementales.

L'an dernier, Benjamin Netanyahu avait admis, pour la première fois, qu'Israël avait attaqué des dizaines de convois d'armes en Syrie destinés au Hezbollah.

jlr/sbh/hj