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05/03/2017 09:20 EST | Actualisé 06/03/2018 00:12 EST

Netanyahu a envisagé un gouvernement d'union pour favoriser une paix régionale (média)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a proposé l'an dernier à son opposition de former un gouvernement d'union en vue de promouvoir un plan de paix régional, avant de revenir sur son offre, rapporte dimanche un quotidien israélien.

En septembre, Benjamin Netanyahu a présenté au chef de l'opposition, le travailliste Isaac Herzog, un document proposant une déclaration commune réitérant l'engagement israélien à la solution à deux Etats, israélien et palestinien, indique le quotidien d'opposition Haaretz.

Les discussions ont ensuite échoué en octobre, lorsque Netanyahu, qui dirige actuellement le gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël, a finalement retiré son offre.

Cette proposition a été faite, selon Haaretz, sept mois après la tenue en Jordanie d'une réunion secrète sur un plan de paix au Proche-Orient entre le secrétaire d'Etat américain de l'époque, John Kerry, Benjamin Netanyahu, le roi Abdallah II de Jordanie et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

Ce plan de paix aurait ensuite dû être porté devant un sommet qui devait se réunir en Egypte en octobre, avant de déboucher sur des négociations sur le gouvernement d'union, mais l'initiative a fait long feu, selon le Haaretz.

Selon le journal, M. Netanyahu a expliqué à M. Herzog vouloir d'abord en finir avec la polémique sur l'évacuation d'Amona. Cette colonie israélienne de Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis un demi-siècle par l'armée israélienne, a finalement été évacuée début février.

Le cabinet de M. Netanyahu a indiqué que les explications du journal sur les raisons pour lesquelles le "possible sommet régional" ne s'était finalement pas tenu est "totalement faux".

"La question n'était pas du tout liée à Amona", a assuré le cabinet du Premier ministre dans un communiqué, soulignant que "Netanyahu souhaitait faire avancer une initiative régionale".

Une source proche de M. Herzog a pour sa part indiqué à l'AFP qu'"une occasion historique pour changer la face du Proche-Orient avait été ratée" à cause d'"un Premier ministre qui s'est dégonflé".

Le président américain Donald Trump a ensuite changé la donne et semblé prendre ses distances vis-à-vis d'une solution à deux Etats en évoquant la possibilité de soutenir un seul Etat si cette option était acceptée par les deux parties.

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