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05/03/2017 09:56 EST | Actualisé 05/03/2017 09:56 EST

Obama n'a pas mis sur écoute Trump, selon le directeur du FBI et l'ex-chef du renseignement

Le directeur du FBI, James Comey, et l'ancien chef du renseignement américain (DNI), James Clapper, ont réfuté les récentes déclarations de Donald Trump, alléguant que son prédécesseur avait mis sur écoute les téléphones de la Trump Tower à New York, qui était alors le QG de campagne du candidat républicain à la Maison-Blanche.

Selon le quotidien New York Times, qui cite des responsables anonymes, le patron du FBI, James Comey, a demandé dimanche au département de la Justice de rejeter la plainte de Donald Trump, soutenant qu'elle ne reposait sur rien.

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James Clapper, qui était à la tête du renseignement américain sous Obama, a également nié toute écoute électronique. « Il n'y a pas eu d'écoutes téléphoniques organisées contre le président élu à l'époque ni quand il était candidat ni contre son équipe de campagne », a-t-il soutenu sur les ondes de NBC.

D'après la loi américaine, la mise en place d'écoutes nécessite un mandat d'un juge fédéral qui doit être convaincu que la cible est un « agent d'une puissance étrangère ».

À la question de savoir si un tel mandat avait été délivré, James Clapper a répondu : « Je peux le démentir. »

La Maison-Blanche réclame une enquête

Washington avait demandé dimanche matin aux commissions sur le renseignement au Congrès, chargées d'enquêter sur l'implication russe dans la campagne électorale américaine, de déterminer si l'administration Obama avait abusé de son autorité au cours de la dernière année.

Cette demande survenait au lendemain des accusations lancées par le président américain dans une succession de messages enflammés sur Twitter samedi.

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, avait déclaré que Donald Trump et les responsables de son administration ne feraient plus de commentaire sur l'affaire tant que le Congrès n'aurait pas bouclé son enquête.

«Les informations relatives à des enquêtes à mobile potentiellement politique juste avant l'élection de 2016 sont très troublantes.

»

— Sean Spicer

La veille, l'administration Obama avait rapidement démenti les accusations de mise sur écoute. Un ex-employé qui occupait un poste clé au département de la Justice sous l'ancienne administration avait confié, sur les ondes du réseau CNN, qu'« Obama ne pouvait pas ordonner » ce type d'opération qui nécessite normalement l'autorisation d'un juge.

Or, aucune demande en ce sens n'avait été déposée devant un tribunal en 2016.