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05/03/2017 09:42 EST | Actualisé 06/03/2018 00:12 EST

Daech a disposé des voitures piégées dans Mossoul, indique un haut commandant

BAGDAD — Les soldats irakiens ont fait face aux affrontements les plus lourds contre Daech (le groupe armé État islamique), dimanche, dans l'ouest de Mossoul, depuis le début de leur nouvelle offensive il y a plus de deux semaines, a indiqué un haut commandant.

La major-général Haider al-Maturi, de la division des commandos de la police fédérale, a affirmé à l'Associated Press que des combattants de Daech avaient disposé au moins six voitures piégées, qui ont toutes été détruites sans faire de victime dans les forces irakiennes. Les combattants vont de porte en porte et déploient des tireurs d'élite, a-t-il soutenu.

Cette forte résistance survient alors que des soldats irakiens ont lancé des attaques contre des quartiers détenus par Daech dans l'ouest de Mossoul à partir de trois endroits, dimanche matin. La police fédérale se rapproche du principal édifice gouvernemental de la ville dans le quartier Dawasa, et les forces spéciales irakiennes tentent de prendre le contrôle des quartiers Shuhada et Mansour.

Les combattants de Daech comptent «quelques (équipes) de tirs de mortier et des tireurs d'élite postés dans des maisons», a dit le major des forces spéciales irakiennes Ali Talib, expliquant que les frappes de la coalition dirigée par les États-Unis avaient aidé à détruire certains des postes de défense du groupe extrémiste, mais que les combats se poursuivent.

M. Al-Maturi, de la police fédérale, affirmait que ses soldats se trouvaient désormais à quelque 500 mètres de l'édifice gouvernemental.

Également dimanche, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), établie à La Haye, aux Pays-Bas, a affirmé par communiqué que l'organisation était «profondément préoccupée» par les informations d'utilisation d'armes chimiques à Mossoul.

«L'OIAC a demandé aux autorités irakiennes davantage d'informations et a offert son aide à l'enquête irakienne», a-t-on indiqué.

L'attaque alléguée aurait eu lieu la semaine dernière dans l'est de Mossoul, un secteur déclaré complètement libéré par les forces irakiennes en janvier. L'attaque a frappé un quartier le long du Tigre, le fleuve qui divise ni plus ni moins la ville en deux. Des responsables hospitaliers ont affirmé que dix patients avaient été admis pour une exposition à des produits chimiques et qu'ils obtiendraient leur congé au cours des prochains jours.

Les Nations unies ont prévenu que l'usage allégué d'armes chimiques, s'il est confirmé, constituerait un crime de guerre et une violation grave du droit humanitaire international.