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03/03/2017 12:30 EST

Le nouveau propriétaire de St-Hubert veut moins de restaurants d'entreprise (VIDÉO)

Le nouveau propriétaire du Groupe St-Hubert souhaite accroître le nombre de rôtisseries de la chaîne au cours de la prochaine année, mais à terme, il souhaite également réduire son nombre de restaurants d'entreprise.

Au quatrième trimestre clos le 25 décembre, les Entreprises Cara (TSX:CARA) possédaient 13 restaurants d'entreprise dans un réseau totalisant 123 établissements.

"Nous n'avons pas de cible précise, mais nous considérons que St-Hubert est davantage une bannière franchisée", a expliqué le chef de la direction de la société ontarienne, Bill Gregson, au cours d'un entretien téléphonique, au lendemain de la divulgation des résultats du quatrième trimestre.

Celui-ci a assuré que la société propriétaire de 1237 restaurants et chaînes comme Chalet Swiss, Harvey's, Kelsey's et East Side Mario's ne comptait pas fermer les rôtisseries concernées, mais plutôt les convertir en restaurants franchisés.

L'entreprise continuera d'exploiter des établissements d'entreprise afin de tester de nouvelles idées, a expliqué M. Gregson, qui estime simplement que le nombre actuel est "un peu trop élevé".

"Il ne s'agit pas de fermetures, a-t-il affirmé. Lorsque vous possédez des établissements, vous devez continuellement investir afin de les rénover. En ayant davantage de rôtisseries franchisées, nous n'avons pas à le faire. Cette responsabilité revient au propriétaire local."

Dans ses documents financiers, Cara affirme toucher des redevances de quatre pour cent sur les ventes effectuées par ses rôtisseries St-Hubert franchisées. Le pourcentage des redevances varie toutefois d'une bannière à l'autre.

Cela fait maintenant environ cinq mois que l'ontarienne a complété l'acquisition du Groupe St-Hubert pour un montant de 540,2 millions $.

Sans s'avancer sur le nombre d'ouvertures, M. Gregson a affirmé que Cara comptait ajouter des rôtisseries à la fois "au Québec ainsi qu'à l'extérieur". Au moins un restaurant ouvrira ses portes en Ontario et un autre au Nouveau-Brunswick, a-t-il précisé.

Par ailleurs, on tentera un rapprochement entre la chaîne de hamburger Harvey's et St-Hubert en proposant une formule en vertu de laquelle les deux bannières seraient regroupées sous un même toit.

"Cela ne se fera pas seulement au Québec, a dit M. Gregson. Dans certains cas, il s'agira de nouveaux établissements. Dans d'autres, on ajoutera un Harvey's à une rôtisserie existante."

En mettant la main sur le fleuron québécois, Cara n'avait jamais caché son intérêt pour les deux usines de production situées à Blainville et Boisbriand. Celles-ci sont responsables des salades, pâtés et côtes levées de marque St-Hubert vendus en épiceries.

L'entreprise souhaitait profiter de cette plateforme afin de mettre un pied dans les supermarchés pour y vendre des produits provenant de ses différentes bannières.

Pour l'instant, elle n'a ajouté à la production de ces installations que les côtes levées Chalet Swiss, mais l'offre devrait s'élargir au fil des mois, croit M. Gregson.

"Ces produits sont vendus dans les provinces atlantiques, a-t-il dit. Il reste encore beaucoup de travail à faire. Il y aura beaucoup d'autres produits Chalet Swiss à compter du troisième trimestre, soit vers l'automne."

Au quatrième trimestre, Cara a affiché un bénéfice net de 19,7 millions $, ou 32 cents par action, comparativement à 58,3 millions $, ou 1,11 $ par action, alors que ses revenus ont plus que doublé pour s'établir à 175,6 millions $. La croissance du chiffre d'affaires s'explique en grande partie par la contribution des rôtisseries St-Hubert.

De leur côté, les ventes du système se sont établies à 641,1 millions $, en hausse de 39 pour cent.

Abstraction faite des éléments non récurrents, Cara a engrangé un profit ajusté de 25,9 millions $, ou 42 cents par action, en progression de 25 pour cent par rapport au quatrième trimestre de l'exercice précédent.

L'analyste Leon Aghazarian, de la Financière Banque Nationale, a noté que les ventes des restaurants ouverts depuis au moins un an avaient fléchi de 2,8 pour cent, ce qui constituait leur troisième recul trimestriel consécutif. Il a notamment attribué ces reculs aux conditions économiques difficiles dans les provinces pétrolières.

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