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Essai routier Jeep Compass 2017: pour ne pas perdre le nord

Quand le responsable du design de la marque Jeep débute sa présentation en parlant de lignes s’apparentant à celles d’un avion de chasse, et d’une calandre avec un look de prédateur, suivi d’un ingénieur qui aborde presque exclusivement de sujets liés aux sentiers hors route, on comprend tout de suite que la marque tient à conserver ses racines aventurières et se distinguer du peloton automobile de cette manière.

Et il se peut que vous ne reconnaissiez point les lignes de l’avion de chasse dans le nouvel utilitaire compact Compass 2017, et que vous ne vous serviez jamais de ses habiletés dans les sentiers hors route. Mais il faut néanmoins admettre qu’il est réconfortant, pour tout automobiliste au cœur d'aventurier, de savoir que Jeep s'attaque au segment des utilitaires compacts avec cette vision. Ce segment est hautement actif; pour ne pas perdre le nord, les nouveaux venus ont tout intérêt à se démarquer.

C'est au Salon International de l'auto de Los Angeles que le Jeep Compass 2017 a vu le jour. La nouvelle mouture complètement transformée de l'utilitaire qui était jadis basé sur une plateforme adaptée du Dodge Caliber et qui avait grandement besoin d’une refonte. Il a été élu, au détriment du Patriot dont la production s’est terminée en décembre 2016, pour concurrencer les Hyundai Tucson, Mazda CX-5 et Kia Sportage du parc automobile, notamment.

Essai routier Jeep Compass 2017: pour ne pas perdre le nord

Une motorisation juste

Que ce soit en déclinaison Sport, North, Trailhawk ou Limited, votre Jeep Compass 2017 sera animé par une motorisation à quatre cylindres de 2,4 litres développant 180 chevaux et 175 lb-pi de couple nommées Tigershark MultiAir.

Même si son appellation laisse entendre une férocité issue de l’alliance entre deux prédateurs connus, soit le tigre et le requin, ce moulin offre une puissance plutôt juste. Or, dans les versions 4x2 munies d’une boîte automatique à six vitesses, ça passe.

Mais la sauce semble diluée lorsqu’on opte pour les modèles 4x4 munis de la boîte automatique à neuf vitesses. Cette dernière semble agir comme un boulet à la cheville du Tigershark, rendant les accélérations pesantes, même lorsqu’on enfonce l’accélérateur avec vigueur. De l’autre côté de la médaille, cette boîte contribue probablement à atteindre un bon rendement en matière de consommation de carburant.

Il est pertinent de mentionner que le Jeep Compass 2017 est également livrable avec une boîte manuelle à six rapports, sur certaines variantes. Une option fort intéressante pour les conducteurs souffrant du « syndrome de la jambe gauche sans repos ».

Les capacités hors route, le principal argument de vente de Jeep

Le rouage 4x4 livré avec les variantes Sport (en option), North (en option) et Limited est nommé Jeep Active Drive. Pour le moduler, Jeep offre le sélecteur Selec-Terrain qui permet au conducteur de choisir parmi les modes Auto (qui s’adapte aux conditions), Snow, Sand, et Mud. En ce qui concerne la variante Trailhawk, son rouage s’appelle plutôt Jeep Active Drive Low et offre un rapport de démultiplication 20 à 1, un système d’assistance à la descente et un mode Rock sur le sélecteur.

Cette dernière déclinaison nous a menés dans des sentiers abrupts, garnis d’obstacles et de crevasses inondées, le tout sans broncher. Une fois sorti du bois, le Trailhawk a offert une conduite plutôt houleuse, avec sa suspension moins adaptée pour les déplacements de tous les jours. Les versions Sport, North et Limited, elles, sont munies d’une suspension plus docile. Celle-ci, combinée à la structure rigide et la direction à assistance électrique, permet une tenue de route plus adéquate, voire confortable.

Un habitacle réussi, sur les plans du confort et de la technologie

Dans l’habitacle, le conducteur bénéficie d'une bonne visibilité, avec un bémol à l’arrière où la forme de la carrosserie semble créer un angle mort plus imposant que la normale. En contrepartie, le Compass offre dorénavant en option des caractéristiques de sécurité qui peuvent faciliter la visibilité du conducteur (tout en le mettant à jour côté techno dans le segment).

Parmi celles-ci, on peut compter le système d’alerte de collision avant avec freinage actif, l’alerte de franchissement involontaire de ligne avec aide au suivi de voie et la surveillance des angles morts avec détection d’obstacle transversal à l’arrière, entre autres.

C’est réussi pour le design intérieur, avec un amalgame de matériaux simples, mais bien ficelés, le tout dans un ensemble ergonomique. Le support latéral des sièges avant est sans reproche et les places arrière (quoique moins confortables qu’à l’avant) sont suffisantes sur le plan du dégagement pour les jambes. Côté divertissement, le système Uconnect ne déçoit pas avec une rapidité et un fonctionnement intuitif, en plus d’être compatible avec Apple CarPlay et Android Auto.

Ça joue du coude actuellement dans le segment des VUS compacts. Le Compass renaît avec des qualités hors routes indéniables, certes, mais également avec des commodités qui le positionnent favorablement dans ce segment. Côté prix, le Jeep Compass est une excellente option d’entrée de gamme avec une étiquette de prix de 24 900$ pour la déclinaison Sport 4x2 équipée de la boîte manuelle à six rapports.

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