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03/03/2017 12:19 EST

Fausse alerte à Concordia: comparution à venir pour Hisham Saadi

L'enquête sur remise en liberté de l'homme accusé en lien avec une fausse alerte à la bombe et un message menaçant qui ont entraîné l'évacuation de l'Université Concordia, Hisham Saadi, aura finalement lieu lundi prochain, au palais de justice de Montréal.

Les avocates au dossier n'ont pas réussi à s'entendre au sujet de la remise en liberté de l'homme de 47 ans, accusé d’incitation à craindre un attentat terroriste, d’avoir proféré des menaces ainsi que de méfait.

La procureure de la Couronne, Lucie Martineau, a affirmé qu'elle s'y opposait afin d'assurer la sécurité du public.

La cause a donc été reportée à lundi, pour que des témoins puissent être entendus par le juge Denis Lavergne, de la Cour du Québec.

Hisham Saadi a rencontré un criminologue de l’urgence psychosociale en avant-midi.

« Il est triste. C'est quelqu'un qui n'a jamais fait face au système judiciaire, donc on peut s'imaginer dans quel état il se trouve », a affirmé l’avocate de l'aide juridique qui le représente, Caroline Braun. « Il bénéficie de la présomption d'innocence », a-t-elle ajouté.

hisham saadi

Hisham Saadi

Musulman non pratiquant

Deux amis de l'accusé présents au palais de justice, qui souhaitent garder l'anonymat, ont indiqué à Radio-Canada que Hisham Saadi demeure au Québec depuis 1998. L'étudiant au doctorat à Concordia, d'origine libanaise, n'a ni femme ni enfant.

Il est un musulman non pratiquant, selon les deux hommes qui se sont longuement entretenus avec son avocate. Ils l'ont décrit comme un homme sans histoire, qui aimait étudier et n'avait aucun penchant pour la violence.

L'accusé semble apprécier le Québec, puisqu'il aurait encouragé des amis libanais à venir s'installer dans la province.

Hisham Saadi a été arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi dans l’appartement qu’il sous-louait à un autre étudiant de l’université.

Avec des informations de Bahador Zabihiyan et Louis De Belleval

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