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03/03/2017 10:41 EST | Actualisé 04/03/2018 00:12 EST

Burkina: les échos du Fespaco

FAVORIS POUR L'ETALON - A la veille de la cérémonie des prix du 25e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), tout le monde se hasarde à ses pronostics. Cinq films semblent toutefois se dégager alors que le jury n'a pas encore tranché.

- Wùlu (Mali), de Daouda Coulibaly: l'ascension d'un jeune trafiquant dans l'univers de la drogue avec tous les maux du Mali en toile de fond. A la fois thriller, bénéficiant d'une grosse production, mais aussi film politique, c'est le premier long-métrage de l'auteur qui a reçu vendredi le prix spécial Ousmane-Sembène.

- Félicité (Sénégal), d'Alain Gomis: la vie d'une chanteuse de bar à Kinshasa. Le film a déjà été couronné par un ours d'argent à Berlin, et son réalisateur avait déjà gagné la récompense suprême du Fespaco avec Tey en 2013.

- Le Puits (Algérie), de Lotfi Bouchouchi. Un village du sud algérien assiégé par des soldats est confronté au problème de l'eau. Il a reçu vendredi le prix spécial WaterAid pour l'eau potable et l'assainissement.

- Zin'aariya (Niger), de Ramatou Keïta. Une jeune femme issue d'une famille de la haute société revient au Niger après des études en France et attend la demande en mariage d'un jeune homme rencontré en France.

- A mile in my shoes (Maroc), de Saïd Khallaf: la vie sordide d'un enfant d'un quartier populaire de Casablanca, victime de toutes sortes d'abus.

QUEUE - La cérémonie de remise des prix spéciaux vendredi soir a attiré plusieurs centaines de personnes mais il n'y avait qu'un portique de sécurité. Résultat: une immense queue qui en a énervé plus d'un. "Une porte, mille personnes".

ORTHOGRAPHE - Lors de cette cérémonie, le ministre de la Communication Rémis Fulgance Dandjinou a vu ses prénoms charcutés par ses organisateurs qui avaient écrit Rémy Fulgence. Il leur en fait la remarque: "Rémis avec un +S+ ça existe et Fulgance avec un +A+ aussi." Dont acte.

DIPLOMATIE - Le président du jury octroyant le prix de l'Assemblée nationale, Michel Ouédraogo, ancien délégué général du Fespaco a fait durer le suspense lors de l'annonce de la récompense. Il a été pressé par le présentateur de la cérémonie qui semblait avoir une préférence pour "Frontières" et qui lui a demandé "Alors, le prix reste au Burkina" mais s'en est tiré par une pirouette applaudie par les spectateurs: "ça reste en Afrique!". Le prix a été remporté par "Un orage africain" du Béninois Sylvestre Amoussou, une fiction où un chef d'Etat africain fait face aux multinationales occidentales dont il a nationalisé les entreprises.

AUSSI BIEN QUE L'ETALON - Le film "Frontières" de la réalisatrice burkinabè Apolline Traoré, a reçu à la fois le prix de l'Intégration africaine octroyé par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et le prix Félix Houphouët-Boigny du Conseil de l'Entente (Burkina, Côte d'Ivoire, Togo, Niger, Bénin), raflant 20 millions de francs CFA (30.000 euros). C'est la même somme qui sera accordé à l'Etalon d'or du Festival samedi.

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