POLITIQUE
27/02/2017 07:33 EST

Direction du NPD: Guy Caron se prononce contre Énergie Est... pour l'instant (VIDÉO)

GATINEAU – Premier Québécois à se lancer dans la course à la direction du NPD, Guy Caron dit qu’il est contre le projet Énergie Est dans l’immédiat.

« On n’a aucun processus crédible présentement. Les libéraux en ont promis un et on ne l’a jamais eu. Tant qu’on n’en aura pas, pas question d’avoir des pipelines », a-t-il affirmé, en marge de sa conférence de presse à Gatineau.

« En le regardant d’un point de vue environnemental et d’un point de vue économique, il n’y a pas moyen d’être en accord [avec Énergie Est] », a-t-il poursuivi, sans pour autant y fermer la porte complètement.

guy caron

Le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques s’est montré plus prudent sur la question que son rival Peter Julian, de la Colombie-Britannique, qui a clairement promis de faire campagne contre le projet de TransCanada.

Caron explique qu’il présentera un plan concret pour faire la transition aux énergies renouvelables qui tiendra également compte des travailleurs dans l’industrie du pétrole.

« On ne peut pas les laisser en plan, affirme le candidat en entrevue. Si on parle de lutter contre les inégalités économiques, il faut s’occuper des travailleurs qui auront à transférer d’industrie éventuellement. »

Guy Caron est le troisième candidat à aspirer à remplacer Thomas Mulcair. Outre Peter Julian, l’Ontarien Charlie Angus s’est aussi lancé dans la course. D’autres noms pourraient s’ajouter à la liste avant le premier débat du 12 mars.

Caron espère que le NPD mènera une « campagne d’idées ». « Nous sommes tous et toutes de la même équipe; il va y avoir des idées différentes, des perspectives différentes, dit-il. Une course à la chefferie est le moment idéal pour mettre ces différentes perspectives sur la table et demander aux gens de choisir. »

L’ancien porte-parole en matière de Finances a déjà annoncé qu’il allait proposer d’instaurer un revenu minimum garanti « afin de s’assurer que chaque Canadien et Canadienne, peu importe d’où ils viennent, puissent atteindre à tout le moins le seuil de faible revenu ».

Articuler une vision progressiste

S’il est élu chef, l’économiste de formation croit être en mesure d’articuler une « vision concrète » d’une économie canadienne qui ne serait pas dirigée par les libéraux ni par les conservateurs.

« On suit une prescription depuis les 30 dernières années: c’est la dérèglementation, c’est la privatisation, c’est la signature d’accords commerciaux peu importe ce qui se retrouve dedans, c’est des cycles de déficits suivis d’austérité qui déstabilisent l’économie. »

« Je pense qu’il est temps d’avoir une vision différente », fait valoir Caron.

Il n’est pas contre l’idée des déficits « ponctuels » au besoin, selon le contexte économique, mais croit que le gouvernement fédéral doit faire preuve de « responsabilité fiscale sur un cycle économique ».

Le grand défi du NPD, à son avis? « On doit passer notre message d’une meilleure façon. Trop souvent, par le passé, on a laissé les libéraux et les conservateurs nous définir, définir les idées progressistes selon leurs propres mots, alors notre défi à nous sera de définir ce que sera l’économie progressiste et durable pour le 21e siècle. »

Le prochain chef de la formation politique, qui sera élu par vote préférentiel, sera connu au plus tard le 29 octobre 2017.

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