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26/02/2017 09:36 EST | Actualisé 27/02/2018 00:12 EST

Les forces gouvernementales syriennes progressent vers Palmyre

BEYROUTH — Les forces fidèles au président syrien Bachar al-Assad ont progressé dans leur offensive pour reprendre la ville historique de Palmyre des mains de Daech (le groupe armé État islamique).

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, établi au Royaume-Uni, et des médias proches de Bachar al-Assad ont affirmé que des soldats se trouvent à environ neuf kilomètres à l'ouest de Palmyre, ville où se trouvent certains des plus importants sites archéologiques au monde. Daech a déjà détruit des parties de Palmyre.

Daech s'est emparé de la ville pour une deuxième fois en décembre. En mars 2016, les forces du gouvernement avaient pris le contrôle de Palmyre, mettant fin à une emprise de 10 mois du groupe extrémiste.

L'Observatoire a affirmé que les forces gouvernementales et leurs alliés contrôlent désormais les collines surplombant trois champs pétrolifères à l'ouest de la ville dans un contexte de frappes aériennes intenses. Les forces fidèles à Bachar al-Assad et leurs alliés ont lancé une vaste offensive pour le contrôle de Palmyre à la mi-janvier, soutenus par des frappes aériennes russes.

La pression s'est accentuée contre Daech en Irak et en Syrie au cours des derniers mois, et la progression vers Palmyre survient quelques jours après que le groupe extrémiste eut perdu le contrôle de la ville d'Al-Bab aux mains des soldats turcs et des combattants de l'opposition soutenus par la Turquie. Les forces irakiennes progressent aussi dans leur offensive pour s'emparer de la portion ouest de Mossoul.

Des avions de combat du gouvernement syrien ont par ailleurs pilonné un quartier détenu par les rebelles dans la ville centrale de Homs, dimanche, tuant au moins trois personnes et en blessant des dizaines, ont affirmé des militants de l'opposition.

Également dimanche, l'envoyé des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, s'est entretenu séparément avec des représentants des groupes d'opposition à Bachar al-Assad, à Genève, reflétant la difficulté d'un front commun dans les discussions avec le régime de Damas.