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26/02/2017 09:04 EST | Actualisé 27/02/2018 00:12 EST

À minuit moins une, les juristes de l'État québécois contre-attaquent

MONTRÉAL — Les avocats et notaires de l'État québécois (LANEQ) montrent les dents à leur tour.

Après avoir été accusé par le président du Conseil du trésor de faire preuve d'intransigeance et de n'avoir effectué «aucun compromis» depuis le début du débrayage remontant au 24 octobre dernier, le syndicat a reproché à Pierre Moreau de lui avoir mis «le fusil sur la tempe» en ayant brandi la menace du dépôt d'un projet de loi spéciale avant même d'avoir pris connaissance de leur nouvelle contre-proposition.

M. Moreau a, en effet, annoncé ce scénario, samedi, en spécifiant que les élus provinciaux seraient invités à regagner l'Assemblée nationale dès lundi en prévision de l'adoption de ce texte législatif.

Quant à la contre-proposition syndicale, elle a été dévoilée dimanche.

Son président, Jean Denis, a martelé que si le gouvernement provincial la rejette, il s'agira d'un «aveu d'échec» de sa part.

Il a ajouté qu'advenant le cas où une loi spéciale devait être adoptée, ses membres la défieraient et n'hésiteraient pas à la contester «jusqu'en Cour suprême s'il le fallait».

Par ailleurs, Me Denis a soutenu qu'ils entretiennent de grands doutes quant à la possibilité qu'une entente puisse être conclue dans un horizon rapproché en misant sur la négociation.

«On est convaincu que ça ne donnera pas grand-chose, mais on veut l'essayer pareil», a-t-il lancé, d'un ton résigné.