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25/02/2017 10:00 EST | Actualisé 25/02/2017 10:00 EST

Trump cite son «ami» Jim qui a peur d'aller à Paris, Hidalgo lui répond

"Paris n'est plus Paris": le président américain Donald Trump a cité ce vendredi 24 février Jim, "un ami" qui ne met plus les pieds dans la capitale française, pour défendre sa politique migratoire. Il a pris la France, à nouveau la Suède et l'Europe en général comme contre-exemples.

"La sécurité nationale commence par la sécurité aux frontières. Les terroristes étrangers ne pourront pas frapper l'Amérique s'ils ne peuvent entrer dans notre pays", a-t-il lancé lors de la grande conférence annuelle des conservateurs CPAC.

"Regardez ce qui se passe en Europe! Regardez ce qui passe en Europe!", a-t-il martelé, défendant une nouvelle fois ses propos controversés sur la Suède liant l'immigration à une présumée poussée de violence. "J'adore la Suède mais les gens là-bas comprennent que j'ai raison".

"C'est quelqu'un de très important"

S'il a déjà utilisé à de nombreuses reprises en campagne cette référence aux attentats perpétrés en France pour justifier sa politique sur l'immigration, le président républicain s'est attardé plus longuement cette fois-ci sur la capitale française.

"J'ai un ami, c'est quelqu'un de très très important. Il adore la Ville lumière. Pendant des années, tous les étés, il allait à Paris, avec sa femme et sa famille", a-t-il raconté comme vous pouvez l'entendre ci-dessous:

"Je ne l'avais pas vu depuis longtemps et j'ai dit 'Jim, comment va Paris ?'; 'Je n'y vais plus. Paris n'est plus Paris'", a-t-il poursuivi. "Il n'aurait jamais raté une occasion. Aujourd'hui, il n'envisage même plus d'y aller", a encore raconté le 45e président des Etats-Unis.

Concernée en premier lieu, la maire de Paris Anne Hidalgo a répondu "à Donald et son ami Jim" avec une photo prise depuis la Tour Eiffel en compagnie de Mickey et Minnie. "Les réservations de touristes américains à Paris sont en hausse de 30% par rapport à 2016", a-t-elle souligné dans un autre tweet.

Sur Twitter, les réactions ironiques et parfois féroces n'ont pas tardé à affluer de part et d'autre de l'Atlantique, comme vous pouvez le lire ci-dessous:

"Trump raconte une histoire triste sur son riche ami Jim qui ne peut plus aller en vacances à Paris parce qu'il a peur des gens bronzés".

"S'il vous plaît, aidez Jim l'ami de Donald Trump qui ne peut plus aller à Paris. Donnez généreusement"

"Quel reporter intrépide va appeler chaque personne nommée Jim jusqu'à ce qu'il trouve 'l'ami' de Trump?"

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