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25/02/2017 06:47 EST | Actualisé 26/02/2018 00:12 EST

Syrie: au moins 13 civils tués dans des raids du régime (OSDH)

Au moins 13 civils ont été tués samedi dans des raids du régime syrien dans plusieurs régions du pays, dont les plus meurtrières près de Damas, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Ces frappes interviennent au moment où l'ONU tente de lancer de difficiles discussions de paix à Genève entre régime et opposition pour tenter de trouver un règlement au conflit en Syrie qui a fait des centaines de milliers de morts et des millions de déplacés depuis six ans.

Le médiateur de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura avait pourtant indiqué mercredi que Moscou, allié de Damas, avait demandé au gouvernement syrien de suspendre les bombardements aériens durant ces discussions.

Le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane a dit à l'AFP que l'ONG "n'avait enregistré aucune baisse dans les frappes et bombardements depuis le lancement (jeudi) des pourparlers à Genève, mais au contraire une escalade claire dans plusieurs régions de Syrie, surtout dans celles sous le contrôle de groupes de l'opposition ayant approuvé les pourparlers".

Selon l'OSDH, l'aviation du régime a mené samedi quatre raids sur Douma, ville rebelle assiégée près de Damas, tuant au moins six civils, dont un enfant, et faisant 14 blessés dont certains se trouvent dans un état grave.

Les raids ont visé le centre-ville et la majorité des blessés sont des femmes et des enfants, selon le correspondant de l'AFP qui a vu dans un centre médical des bébés blessés âgés à peine de quelques mois.

L'OSDH a également rapporté samedi la mort de quatre personnes dont deux enfants d'une même famille dans des raids du régime sur Khan Cheikhoune dans la région d'Idleb (nord-ouest).

Par ailleurs à Homs, dans le centre du pays, des frappes ont coûté la vie à au moins trois civils et fait 50 blessés dans le quartier de Waer, le seul à échapper encore aux forces du régime.

La guerre, qui a commencé après la répression sanglante de manifestations prodémocratie en mars 2011, a fait plus de 310.000 morts et dévasté le pays. Elle s'est complexifiée avec la montée en puissance de groupes jihadistes et l'implication des puissances régionales et internationales.

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