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25/02/2017 05:18 EST | Actualisé 26/02/2018 00:12 EST

Financement de campagne électorale: un proche de Marine Le Pen inculpé

Un proche de la candidate de l'extrême droite à la présidentielle française Marine Le Pen a été inculpé dans l'enquête sur le financement des campagnes électorales de son parti, le Front National, en 2014 et 2015, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Frédéric Chatillon, pilier de la communication du Front national à travers sa société Riwal, est l'ex-dirigeant du GUD, un syndicat étudiant d'extrême droite.

Il a été mis en examen (inculpé) le 15 février, pour "abus de biens sociaux" dans le cadre d'une information judiciaire ouverte fin octobre sur les élections municipales et européennes de 2014 ainsi que sur les départementales de 2015, a précisé cette source, confirmant une information du quotidien Le Monde.

Les juges soupçonnent la société Riwal d'avoir accordé indirectement un crédit au parti frontiste alors que les personnes morales n'ont pas le droit de contribuer au financement des partis politiques, selon une source proche de l'enquête.

En octobre, Frédéric Chatillon avait déjà été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour répondre du financement de la campagne des législatives de 2012 avec des responsabels du FN.

La justice soupçonne le parti d'avoir mis en place, via des kits de campagne fabriqués par Riwal, une escroquerie au préjudice de l'Etat, qui rembourse les frais de campagne, par le biais notamment de surfacturations. Et, elle reproche à Frédéric Chatillon d'avoir mené grand train grâce à ces montages.

Cette inculpation de M. Chatillon intervient alors que l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs d'assistants de députés FN au Parlement européen s'est accélérée ces derniers jours.

Le siège du Front national, près de Paris, a été une nouvelle fois perquisitonné et la cheffe de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset, a été inculpée.

Convoquée mercredi par les enquêteurs, la présidente du Front national, en tête dans les sondages pour le premier tour de la présidentielle, a refusé de s'y rendre. "Je ne répondrai pas pendant la campagne électorale. Cette période ne permettant ni la neutralité ni la sérénité nécessaire au fonctionnement correct de la justice", a-t-elle expliqué à l'AFP.

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