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24/02/2017 04:00 EST | Actualisé 24/02/2017 04:03 EST

Le point avec le chef Ghislain Picard

Faire converger des nations différentes vers des buts communs; marteler sur toutes les tribunes que l'autonomie gouvernementale des Autochtones est un droit inaliénable; se battre pour le respect des traités et les droits reconnus; s'opposer aux pétrolières et à leurs projets de pipelines; manifester dans la rue son appui aux femmes autochtones; faire part de son indignation au premier ministre sur les comportements policiers, voilà à quoi ressemble le quotidien ordinaire du chef Ghislain Picard.

Un texte de Karoline Benoit, d’Espaces autochtones

C’est avec plusieurs minutes d’avance que le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) s’est présenté au rendez-vous fixé avec Espaces autochtones, dans la communauté mohawk de Kahnawake, près de Montréal.

Ghislain Picard, qui est à la tête de l’APNQL depuis 25 ans, nous a parlé longuement de son travail et des défis que connaît l’organisme créé en 1985. L’APNQL est rattachée à l’Assemblée des Premières Nations, qui vise à défendre les intérêts de tous les membres des bandes indiennes du Canada.

L’APNQL représente pour sa part les dix nations autochtones du Québec et du Labrador, réparties en 43 communautés. Les 10 000 Inuits qui vivent dans une quinzaine de villages du nord de la province ne sont pas représentés par l’APNQL, mais plutôt par la Société Makivik.

Un des grands défis de l’assemblée est de défendre les intérêts souvent très divergents de ces communautés.

« C’est un tour de force presque quotidien, indique Ghislain Picard. Lorsqu’on parle de diversité, on parle de diversité aussi sur le plan géopolitique, sur le plan économique, sur le plan social et géographique. »

«Notre rôle est que tout le monde puisse converger vers une même position, et [qu’on fasse front commun] devant les gouvernements.» - Ghislain Picard, chef de l'APNQL