POLITIQUE
23/02/2017 08:15 EST | Actualisé 23/02/2017 10:42 EST

La militante iranienne Roghayeh Azizi Mirmahalehi restera au Canada

Radio-Canada

Menacée d'expulsion, la militante iranienne Roghayeh Azizi Mirmahaleh a obtenu un permis de résidence temporaire qui lui permettra de demeurer au Canada pour une période de deux ans.

Détenue depuis mardi en raison des craintes des agents fédéraux de voir la femme de 60 ans se soustraire à l’avis d’expulsion programmé pour le 28 février prochain, Mme Azizi pourra ainsi recouvrer sa liberté.

Elle s’était vue refuser le statut de réfugié en raison de ses liens avec les moudjahidines, un mouvement qui menait une lutte armée contre le régime iranien.

Le groupe a été momentanément considéré comme une organisation terroriste par le gouvernement canadien pendant quelques années, mais il a été retiré de la liste canadienne de ces groupes depuis.

L’avocate de Mme Azizi, Stéphanie Valois, a confirmé le dénouement heureux pour sa cliente. « Elle se trouve toujours dans les bureaux d’immigration à l’Agence des services frontaliers », a commenté Mme Valois en entrevue à RDI.

« La date de son expulsion du 28 février approchait à grands pas et ça nous occasionnait un stress important », a confié Mme Valois. « Ça, c’est certainement terminé, Madame est libérée. »

«À long terme, ça veut dire qu’elle pourra rester au Canada, en sécurité, et trouver le moyen d’y rester de façon permanente.» - Stéphanie Valois

L’avocate estime que les pressions populaires, grâce à la médiatisation du cas de sa cliente, et politiques – les députés Amir Khadir, Hélène Laverdière et Kathleen Weil de même que le maire de Montréal, Denis Coderre - ont fait pencher la balance en faveur de sa cliente. « Toutes ces personnes ont travaillé pour que Madame puisse rester au Canada », conclut Mme Valois.

Mme Azizi aura ainsi deux ans pour présenter une nouvelle demande du statut de personne à protéger, poursuit son avocate. « C’est sûr que Madame veut rester au Canada, il n’est pas question pour elle de retourner en Iran », confirme son avocate.

Mme Valois précise que sa cliente conteste toujours devant les tribunaux l’évaluation des risques avant renvoi du ministère canadien de l’Immigration. Cette décision avait ouvert la voie à la procédure d’expulsion dont Mme Azizi faisait l’objet.

L’avocate croit qu’une décision favorable de la Cour dans ce dossier permettrait à sa cliente d’obtenir le statut de personne à protéger qu’elle convoite.

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