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23/02/2017 03:58 EST | Actualisé 24/02/2018 00:12 EST

Mort de Kim Jong-nam: la Malaisie demande l'aide d'Interpol

SÉOUL, Corée, République de — La Malaisie a demandé l'aide d'Interpol pour essayer de retrouver quatre Nord-Coréens qui sont recherchés en lien avec l'assassinat présumé de Kim Jong-nam, le demi-frère du dictateur nord-coréen Kim Jong-un.

On ne sait toutefois pas quel rôle pourrait jouer l'agence policière internationale, puisque les quatre suspects sont vraisemblablement rentrés à Pyongyang et que la Corée du Nord n'est pas membre d'Interpol.

Le chef de la police nationale malaisienne, Khalid Abou Bakar, a dit n'avoir pour le moment aucune intention d'envoyer des officiers à Macao demander des échantillons génétiques aux proches de Kim Jong-nam. Ce dernier y possédait une résidence et il s'y rendait quand il a apparemment été attaqué à l'aéroport de Kuala Lumpur.

La Corée du Nord avait précédemment déclaré que l'enquête malaisienne est pleine «de trous et de contradictions» au coeur de conjectures selon lesquelles des agents nord-coréens auraient orchestré l'assassinat.

La police malaisienne n'a pas montré du doigt directement la Corée du Nord pour la mort de Kim Jong-nam, mais elle recherche plusieurs suspects nord-coréens.

Le Comité des juristes coréens a affirmé jeudi par voie de communiqué que l'enquête malaisienne n'était pas menée de façon juste et équitable et était influencée par le gouvernement sud-coréen, qui blâme Pyongyang pour la mort de Kim Jong-nam.

La Corée du Nord n'a pas reconnu que la victime était Kim Jong-nam. Le communiqué publié jeudi décrit l'homme seulement comme un citoyen nord-coréen ayant eu un passeport diplomatique.

L'autopsie pratiquée sur le corps de Kim Jong-nam n'a pas permis de déterminer la cause du décès. Aucune trace de crise cardiaque ou blessure n'a toutefois été détectée.

Les analyses se poursuivent pour tenter de déterminer si Kim Jong-nam pourrait avoir été empoisonné. L'homme avait confié aux ambulanciers, peu de temps avant sa mort, qu'il avait été vaporisé avec un produit chimique.

Aucun proche de Kim Jong-nam n'a encore réclamé sa dépouille. Il vivait en exil depuis 15 ans et n'avait apparemment jamais rencontré le demi-frère qui, selon certains analystes, pourrait avoir ordonné son exécution pour éliminer un éventuel rival.

Quatre personnes ont été arrêtées jusqu'à présent en lien avec cette affaire, dont les deux femmes qui auraient assassiné Kim Jong-nam.