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23/02/2017 02:45 EST | Actualisé 24/02/2018 00:12 EST

Espagne: le beau-frère du roi peut rester en liberté contre caution

Le beau-frère du roi d'Espagne, Inaki Urdangarin, condamné à six ans de prison, peut rester en liberté s'il verse une caution de 200.000 euros en attendant le résultat d'un recours, selon des réquisitions jeudi du parquet.

Le mari de l'infante Cristina avait été condamné, le 17 février, à six ans et trois mois de prison et une amende de 512.000 euros, mais son avocat avait annoncé son intention de faire appel.

Inaki Urdangarin, un des deux principaux condamnés d'une retentissante affaire de corruption qui avait terni l'image de la monarchie, a été reconnu coupable notamment de prévarication, détournement de fonds publics, fraude fiscale et trafic d'influence.

Mais le tribunal des Iles Baléares à Palma de Majorque doit encore décider s'il commence à purger immédiatement la peine à laquelle il a été condamné ou s'il peut attendre en liberté une décision de justice définitive.

Lors d'une comparution à huis clos, le procureur anticorruption Pedro Horrach n'a finalement pas demandé l'entrée en prison immédiate de M. Urdangarin, alors qu'il l'avait auparavant envisagée.

Selon le parquet, le procureur a requis le maintien en liberté de M. Urdangarin s'il verse une caution de 200.000 euros, jusqu'à ce que la Cour suprême tranche sur son sort.

Les trois juges ne peuvent, en principe, l'envoyer en prison si les différentes parties ne l'ont pas sollicité.

Le beau-frère du roi pourrait cependant être écroué le temps de verser l'éventuelle caution.

"Le tribunal ne pourra jamais aller au-delà de ce qui est demandé", a commenté avec satisfaction un des avocats de l'infante Cristina, Pau Molins, devant la presse.

Me Molins a souligné que le parquet avait changé de position ces derniers jours: "Le procureur avait dit qu'il allait demander l'incarcération, on dirait qu'il a revu nettement à la baisse ses prétentions".

A son entrée au tribunal dans la matinée, M. Urdangarin a dû essuyer des huées de manifestants qui le traitaient de "voleur".

L'ancien champion olympique de handball était accusé d'avoir détourné entre 2004 et 2006 des subventions attribuées à une fondation à but non lucratif qu'il présidait, appelée Noos.

L'infante Cristina a, elle, été relaxée, après avoir été soupçonnée de fraude fiscale. Elle a cependant dû payer une amende de 265.000 euros du fait de sa "responsabilité civile solidaire" avec son mari.

Bannis de tous les actes officiels de la royauté, Cristina, 51 ans, et Inaki, 49, vivent en Suisse depuis 2013 avec leurs quatre enfants.

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