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22/02/2017 04:58 EST

La commissaire au lobbyisme se penche sur un événement de financement politique

Canada's Lobbying Commissioner Karen Shepherd waits to testify before the Commons ethics committee on Parliament Hill in Ottawa December 13, 2011. REUTERS/Chris Wattie (CANADA - Tags: POLITICS)
Chris Wattie / Reuters
Canada's Lobbying Commissioner Karen Shepherd waits to testify before the Commons ethics committee on Parliament Hill in Ottawa December 13, 2011. REUTERS/Chris Wattie (CANADA - Tags: POLITICS)

Le groupe Démocratie en surveillance affirme que la commissaire au lobbyisme Karen Shepherd enquête sur une plainte au sujet d'une soirée de financement organisée par le président d'Apotex Barry Sherman, en août 2015, à laquelle étaient présents le chef libéral Justin Trudeau et le candidat Michael Levitt, élu député par la suite.

Démocratie en surveillance avait déposé une plainte auprès de Mme Shepherd, en novembre, au sujet de la soirée à 1500 $ le billet.

Le cofondateur du groupe, Duff Conacher, affirme que le géant pharmaceutique Apotex était enregistré comme lobbyiste au moment où M. Sherman a organisé la soirée chez lui et qu'il n'aurait donc pas dû aider à amasser des fonds.

L'organisation de M. Conacher demande par ailleurs à Mme Shepherd de ne pas présider cette enquête, puisque le gouvernement libéral a renouvelé son contrat pour six mois, en décembre.

M. Trudeau et les libéraux font l'objet de critiques répétées depuis plusieurs mois en raison de ces événements, qui permettent l'accès aux politiciens en échange de dons.

Mme Shepherd mène déjà d'autres enquêtes sur différents événements de financement.

Lors de ces soirées, des donateurs peuvent payer jusqu'à 1500 $ pour rencontrer M. Trudeau ou l'un de ses ministres, loin des regards du public. Certains affirment que la pratique vient miner la transparence et l'imputabilité des membres du gouvernement. Ils estiment également qu'elle va à l'encontre des propres règles d'éthique de M. Trudeau, qui stipulent qu'il "ne devrait pas y avoir d'accès préférentiel ou apparence d'accès préférentiel" en échange de dons politiques.

Le mois dernier, les libéraux ont promis de légiférer sur le financement politique, notamment en exigeant une plus grande transparence relativement aux campagnes de financement et en forçant les ministres, chefs de partis et candidats à la direction de partis

à annoncer publiquement à l'avance la tenue de tels événements de financement et à publier un rapport peu après.

La loi exigerait également que les événements se tiennent dans des lieux publics.

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