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21/02/2017 12:29 EST | Actualisé 21/02/2017 12:29 EST

La grande majorité des clandestins peuvent être expulsés, selon l'admnistration Trump

John Moore via Getty Images
GUATEMALA CITY, GUATEMALA - FEBRUARY 09: Guatemalan deportee Eric Perez, 23, kisses his daughter Kimberly, 18 months, after he arrived on an ICE deportation flight on February 9, 2017 to Guatemala City, Guatemala. The charter jet, carrying 135 deportees, arrived from Texas, where U.S. border agents catch the largest number illigal immigrants crossing into the United States, many of them from Central America. The Guatemalan Exterior Ministry gives the deportees phone calls to their family, lunch and a ride to their towns upon their return. U.S. President Donald Trump pledged to vastly increase the number of deportations as part of his platform to crack down on illegal immigration. (Photo by John Moore/Getty Images)

Le département de la Sécurité intérieure américain a publié mardi de nouvelles directives pour l'expulsion de sans-papiers, soulignant que presque tous les 11 millions de clandestins présents aux Etats-Unis étaient potentiellement expulsables.

Dans deux directives, le secrétaire à la Sécurité intérieure, John Kelly, a ordonné aux agents des douanes et de l'immigration d'expulser aussi rapidement que possible tous les clandestins qu'ils trouveraient dans l'exercice de leurs fonctions.

L'administration définit sept niveaux de priorité pour les expulsions de clandestins, à commencer par ceux condamnés pour des délits ou des crimes. Mais la liste inclut aussi ceux qui sont simplement accusés de délits, et laisse à la libre appréciation des fonctionnaires l'évaluation du danger posé par un sans-papier à l'ordre public ou à la sécurité nationale.

Les directives maintiennent en revanche la protection accordée par le président Barack Obama depuis 2012 aux sans-papiers arrivés enfants sur le territoire américain, dans le cadre d'un programme nommé DACA.

"À de très rares exceptions, le département n'exemptera aucune catégorie d'étrangers expulsables", explique l'administration. "Tous ceux qui ont violé les lois d'immigration peuvent faire l'objet de poursuites pouvant allant jusqu'à l'expulsion des Etats-Unis".

John Kelly, appliquant ainsi des décrets signés le 25 janvier par Donald Trump, a également mis en marche la construction du mur promis par le président américain pour compléter la frontière avec le Mexique.

L'embauche de 5000 agents des douanes et 10 000 agents d'immigration doit permettre d'accélérer la répression promise contre l'immigration clandestine.

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