POLITIQUE
20/02/2017 02:52 EST | Actualisé 20/02/2017 02:53 EST

Sainte-Marie-Saint-Jacques déterminée à «garder ses frontières» (VIDÉO)

C'est par souci de démocratie et pour protéger les personnes dans le besoin que la circonscription montréalaise de Sainte-Marie-Saint-Jacques doit demeurer intacte, ont clamé élus montréalais et intervenants du milieu communautaire, demandant une fois de plus au directeur général des élections (DGE) de ne pas faire disparaître la circonscription dans son projet de refonte de la carte électorale du Québec.

En conférence de presse lundi matin, ceux-ci sont venus appuyer la députée Manon Massé et expliquer de nouveau pourquoi la circonscription ne doit pas être fusionnée avec d’autres, comme le projette le DGE.

Le maire Denis Coderre, qui avait déjà fait connaître son appui à Mme Massé la semaine dernière, était notamment présent. M. Coderre a rappelé que la population de Montréal avait augmenté ces dernières années et, donc, qu’il ne serait pas « pertinent » pour la Ville de perdre une circonscription, pour la seule raison qu'il faut en créer d'autres, ailleurs au Québec, afin de tenir compte des variations démographiques.

M. Coderre suggère plutôt au DGE « d’augmenter le nombre de sièges à l’Assemblée nationale ».

«Autant vous avez une augmentation de la population dans certains secteurs du Québec, autant nous, on n’a pas perdu de population. Et les gens du comté méritent de conserver leur comté.» - Denis Coderre

Quant à la présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Catherine Harel Bourdon, elle croit elle aussi qu’il est important de « préserver une députation pour Montréal », parce que la métropole voit sa population grandir de façon importante. Elle en donne pour preuve le fait que le nombre d’élèves fréquentant la CSDM augmente de 1000 par année.

Et, selon elle, Sainte-Marie-Saint-Jacques doit être représentée à l’Assemblée nationale parce que le quartier fait face à un « défi socioéconomique ».

«Les écoles du quartier sont très défavorisées, les familles sont en grand besoin. Plusieurs programmes qui profitent à cette population sont calculés selon le nombre d’électeurs, mais aussi selon le profil socioéconomique des familles.» - Catherine Harel Bourdon

Cet argument de Mme Harel Bourdon est repris par le milieu communautaire. Celui-ci, représenté ce matin par des dizaines d’organismes, a souligné la précarité de la population de Sainte-Marie-Saint-Jacques et l’erreur qu’il y aurait à fusionner celle-ci avec la population de Westmount et du centre-ville.

«On ne peut pas croire que ces gens-là ont les mêmes priorités. Cela aurait un impact négatif majeur sur les personnes les plus en besoin.» - Robert Beaudry, directeur, Le PAS de la rue

Appuis à Manon Massé

Depuis que la Commission de révision électorale (CRE) a indiqué il y a deux semaines son intention de faire disparaître la circonscription de Saint-Marie-Saint-Jacques, la députée Manon Massé, qui tente de faire changer le DGE d’idée, a reçu de multiples appuis.

Des sympathisants du parti Québec solidaire (QS) ont notamment déposé mardi dernier une demande d'injonction en Cour supérieure pour forcer le DGE à suspendre la refonte de la carte électorale et à tenir de nouvelles consultations publiques.

Manon Massé a elle-même remis une pétition de 14 000 noms au DGE, Pierre Reid, pour réclamer ces nouvelles consultations. Elle a également présenté un projet de loi en ce sens à l’Assemblée nationale.

Le projet de refonte présenté par le DGE propose notamment de fusionner une partie de la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques avec une partie de celle de Westmount-Saint-Louis (sans Westmount), dans l’ouest du centre-ville, ainsi qu'avec une partie de celle de Saint-Henri–Sainte-Anne, en plein centre-ville.

Cette nouvelle circonscription porterait le nom de Ville-Marie. Une autre partie de Sainte-Marie-Saint-Jacques serait de son côté fusionnée avec la circonscription de Hochelaga-Maisonneuve.

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