POLITIQUE
20/02/2017 06:14 EST

Irak: les forces spéciales canadiennes déplacent leurs opérations dans le nord

THOMAS COEX via Getty Images
Internally displaced Iraqis, who fled the ongoing figthing between Islamic State (IS) group jihadists and government forces around Mosul, queue to fill containers with fuel for heating and cooking on November 28, 2016 at al-Khazer refugee camp.Some 70,000 civilians have fled the violence since Iraqi forces started the offensive to retake Mosul last month. / AFP / THOMAS COEX (Photo credit should read THOMAS COEX/AFP/Getty Images)

Les forces spéciales canadiennes ont déplacé leurs opérations dans le nord de l'Irak pour accroître la pression sur Daech (le groupe armé État islamique) dans des zones à l'extérieur de Mossoul, notamment près de la frontière avec la Syrie.

Lorsque les premiers soldats canadiens sont arrivés dans le pays en septembre 2014, leur mission était d'aider à la formation des combattants kurdes - ou peshmergas - pour tenter de freiner les extrémistes qui, à l'époque, n'avaient pas perdu de territoire.

Les forces kurdes, appuyées par les Canadiens, ont depuis ce temps lancé une offensive d'envergure pour reprendre Mossoul, la deuxième ville la plus peuplée d'Irak.

Mais les Kurdes et leurs alliés canadiens se sont arrêtés avant Mossoul. Ils ont plutôt choisi de combattre Daech par d'autres moyens et de laisser l'armée irakienne entrer dans la ville pour en chasser les extrémistes.

Un officier des forces spéciales a révélé que la mission canadienne consistait maintenant à identifier et surveiller de potentielles cibles extrémistes dans la région.

Les soldats utiliseront des viseurs optiques et d'autres moyens afin de surveiller "les mouvements des corridors clés de l'ennemi" entre l'Irak et la Syrie, puis sur le territoire kurde et à l'extérieur de celui-ci.

L'officier, qui s'est exprimé sous le couvert de l'anonymat pour des raisons de sécurité, affirme qu'une telle surveillance a contribué à localiser des combattants de Daech dans une grande ville qui avait été contournée au début de l'offensive de Mossoul et qui devait être libérée.

Cela signifie aussi que les Canadiens échangeront moins de coups de feu que dans les derniers mois.