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Le comédien Roger La Rue, tête d'affiche de «La cantate intérieure» à La Bordée

Après un passage remarqué au Théâtre de Quat’Sous à l’automne 2015, la pièce La cantate intérieure entame une tournée qui l’amènera, après Montréal, au théâtre La Bordée de Québec à la fin mars.

Pour cette nouvelle mouture, Roger La Rue prend la relève de Stéphane Jacques dans le rôle du messager de UPS, aux côtés de Dorothée Berryman et Marie Bernier. Rencontré à la veille des premières répétitions, le comédien, qui a déjà été dirigé par Dominic Champagne, André Brassard et René Richard Cyr, était impatient de travailler de nouveau avec la metteure en scène Alice Ronfard. «J’ai déjà travaillé avec Alice il y a plusieurs années, sur Comme il vous plaira. C’est une très bonne metteure en scène, elle est intelligente, talentueuse et sensible.»

Dans La cantate intérieure, Roger La Rue incarne un livreur de messagerie UPS qui, fasciné par une silhouette de femme, se met à fréquenter assidûment une installation artistique pensée par le personnage de Zoé Lewandowski (Marie Bernier), dans laquelle s’incarne cette mystérieuse femme, Claire Bonaparte (Dorothée Berryman). À la création en 2015, le rôle de l’homme était tenu par Stéphane Jacques. «Quand Alice m’a demandé de remplacer Stéphane, je ne connaissais pas la pièce. J’ai lu le texte et j’étais content, ça faisait longtemps que je n’avais pas fait ce genre de théâtre. Les répétitions ne sont pas encore commencées, ni dans le décor ni avec les partenaires, c’est toujours un peu vertigineux de remplacer quelqu’un!»

Le rôle du messager, homme ordinaire confronté à l’extraordinaire pouvoir de l’art, permet à Roger La Rue d’exploiter un autre registre de son répertoire de jeu. «Ces temps-ci, j’ai fait beaucoup de comédie. Là, avec cette pièce, je suis dans une quête intérieure. Ce que j’aime du personnage, c’est que c’est quelqu’un de très ordinaire. Pas dans le sens péjoratif du terme : c’est juste quelqu’un qui est un peu introverti. C’est un style de jeu très intimiste.»

Un texte de théâtre plus pointu

Le comédien est enthousiaste de jouer un texte signé Sébastien Harrisson. «C’est une très belle histoire, c’est très intelligent. Il y a une poésie dans ces mots-là. Sébastien écrit dans une langue qui lui est propre, il crée des personnages très intérieurs, c’est nuancé. Ce n’est pas dans l’artifice, il n’y a rien de superficiel dans ce qui se dit. Je ne dirais pas que c’est psychologique, c’est plus poétique.»

La pièce, avec sa mise en scène à deux niveaux présentant à la fois l’installation de Zoé avec Claire et le face à face entre l’artiste et l’homme, est aux dires même de Roger La Rue une proposition théâtrale plus pointue, à la fois du théâtre et une œuvre artistique contemporaine. «C’est une pièce qui parle de l’art, de son importance dans la société, de comment il peut influencer le commun des mortels. Le livreur ne sait même pas que ce qu’il voit est une œuvre d’art. C’est très tangible pour lui, ça a des traces dans le réel.» Ce sera la première fois que Roger La Rue foulera les planches de La Bordée. «J’ai joué plusieurs fois à Québec à la Salle Albert-Rousseau, mais jamais à La Bordée. C’est un théâtre que j’aime, je suis content de venir à Québec!»

Coproduction de la compagnie Les Deux Mondes et de la salle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles

Texte de Sébastien Harrisson

Mise en scène d’Alice Ronfard

Avec Dorothée Berryman, Marie Bernier et Roger La Rue

Théâtre La Bordée

Du 28 mars au 1 avril 2017

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