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Le pétrole presque stable à New York en l'absence de moteur

Les cours du pétrole ont terminé proche de l'équilibre vendredi à New York, les espoirs suscités par la réduction de la production de l'Opep se confrontant toujours à des stocks record aux Etats-Unis.

Le prix du baril de "light sweet crude" (WTI) a avancé de 4 cents à 53,40 dollars sur le contrat pour livraison en mars au New York Mercantile Exchange (Nymex).

Après une journée passée très légèrement dans le rouge, le cours du brut à New York est devenu positif dans les dernières minutes d'échanges.

"Ce n'est pas grand chose", a commenté laconique Bob Yawger de Mizuho Securities USA, remarquant qu'aucun paramètre concret du marché n'avait changé.

Depuis le début de l'année, les prix sont englués dans une fourchette comprise entre 50 et 54 dollars à New York.

La baisse des extractions mise en place le 1er janvier par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires, dont la Russie, ne s'est pour l'instant pas traduite par une réduction globale de l'offre car dans le même temps les réserves de brut aux Etats-unis ont bondi.

Pour le premier des six mois pendant lesquels ils doivent s'appliquer, ces quotas de production ont pourtant été mieux respectés par l'Opep et ses alliés que ce à quoi s'attendaient les analystes.

Tout mouvement de baisse des cours est de plus limité par le fait que "l'Opep pourrait étendre et même accentuer la réduction de la production au delà du 1er juillet", ont rapporté les experts de Commerzbank citant des informations de presse.

En outre, la fin de la période de maintenance des raffineries américaines approche et en accélérant la cadence elles pourraient consommer une partie de l'excès de brut.

En cours d'échanges, les investisseurs ont pris connaissance d'une légère progression du nombre de puits de forage en activité aux Etats-Unis, selon le décompte effectué chaque semaine par le groupe privé Baker Hughes.

Même si l'ampleur de cette dernière hausse hebdomadaire est faible, le nombre de puits a augmenté de 44,6% par rapport à l'an passé selon les calculs de Tim Evans de Citi, or c'est un indicateur avancé de la production.

La production américaine a tendance à augmenter depuis fin septembre, tirée par une reprise des extractions de pétrole de schiste.

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