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L'industrie automobile entreprend une reconstruction, selon le chef d'Unifor

TORONTO — Le chef du syndicat des travailleurs du secteur de l'automobile affirme que le Canada se trouve à l'orée d'une reconstruction de son industrie et qu'il ne devrait pas s'inquiéter des politiques protectionnistes du président américain Donald Trump.

Selon le président d'Unifor, Jerry Dias, l'industrie automobile devrait connaître une période riche en occasions, notamment en raison des récents engagements des trois géants de l'automobile de Detroit. Ces derniers ont promis d'investir environ 1,5 milliard $ dans leurs activités canadiennes après des semaines de négociations de conventions collectives.

Les trois constructeurs ont indiqué jeudi que leurs intentions n'avaient pas changé.

Ford entend toujours injecter 700 millions $ dans ses installations ontariennes, a indiqué le patron des activités canadiennes du constructeur, Mark Buzzell.

General Motors met en place divers projets dans ses installations d'Oshawa, de St. Catharines et de Woodstock, toutes en Ontario, grâce à une promesse d'investissement de 554 millions $, a précisé le président et directeur général de GM Canada, Stephen Carlisle.

De son côté, Fiat Chrysler planifie toujours investir 325 millions $ à son installation ontarienne de Brampton, ainsi que 6,4 millions $ dans ses activités torontoises, a confirmé un porte-parole dans un courriel.

Selon M. Dias, l'industrie profite aussi de changements dans la politique de financement du gouvernement fédéral. Les libéraux ont récemment décidé de modifier leur financement à l'innovation automobile en offrant des subventions plutôt que des prêts remboursables, a-t-il noté.

Le leader syndical croit que ce contexte d'investissement soutenu ne devrait pas être menacé par le président Trump, qui a demandé aux constructeurs automobiles de construire des usines aux États-Unis pour créer des emplois «à la maison».

M. Dias juge que le leader américain a d'autres chats à fouetter et qu'il se concentrera vraisemblablement davantage sur le Mexique — qui profite d'une quantité disproportionnée d'investissements par rapport au nombre d'automobiles qui y sont vendues. L'attention portée au Mexique devrait aussi prévaloir lorsqu'il sera question d'apporter des changements à l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Selon le leader syndical, l'ALÉNA a été injuste pour les travailleurs dans chacun des trois pays, et tout petit changement qui y sera apporté pourrait le rendre plus avantageux pour le Canada. Le nombre d'emplois au pays pourrait notamment refléter davantage le nombre de véhicules qui sont vendus au pays.

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