Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

«Les moments parfaits»: Trois questions à Amélie Veille (ENTREVUE)

Amélie Veille mène son petit bonhomme de chemin depuis plus d’une quinzaine d’années à titre d’auteure-compositrice-interprète. Son visage n’est pas omniprésent dans les médias, mais plusieurs la connaissent sans la connaître, ayant déjà entendu sa douce folk hyper léchée et ses textes tendres ou drôles à la radio.

En juin dernier, elle lançait Les moments parfaits, son quatrième album, où la pochette nous la montre très sexy, dans une pose évoquant Françoise Hardy, Jane Birkin ou Vanessa Paradis. Un opus qui s’écoute bien en voiture ou simplement pour se mettre dans un doux état d’esprit, avec la voix d’Amélie comme un murmure plein d’histoires dans nos oreilles. Ses Moments parfaits sont aussi réjouissants que bien rendus.

Amélie Veille sera en spectacle au Petit Outremont, avec plusieurs invités spéciaux, le 23 février, dans le cadre de Montréal en lumière. Nous lui avons posé trois questions, sur son album et son parcours.

Amélie, comment décris-tu ton quatrième album, Les moments parfaits?

«J’ai voulu faire un album qui soit une douillette pour l’âme, avec une touche de nostalgie. C’est un clin d’œil à la chanson française des années 60 et 70. Pour certaines personnes, les chansons d’amour de Bécaud, de Fugain, avec de grands arrangements et des mélodies qu’on fredonne, sans cynisme, sont un plaisir coupable, mais moi, j’ai voulu un peu rendre hommage à ce type de chansons-là, qui ont bercé mon enfance. Je pensais à des arrangements à la fois modernes et contemporains, mais qui ne se démoderaient pas. Je voulais faire de la chanson française en 2016, parler de ces moments où on est en état de grâce, où on sort du tourbillon frénétique de la performance et de l’image, où on est connectés à notre cœur et au moment présent. À notre cœur d’être humain, en fait.»

Quel bilan traces tu de ta carrière, jusqu’à présent?

«J’aime le fait de me sentir très libre dans mon métier. J’ai une reconnaissance de mes pairs. Maxime Landry est l’un de mes meilleurs amis ; je le vois, quand on va manger ensemble, il est très, très sollicité. Parfois, c’est très agréable, mais quand tu es de mauvais poil ou que tu as de mauvaises nouvelles dans ta vie, c’est moins plaisant. Je mentirais si je disais que je n’aimerais pas avoir plus de reconnaissance du public ; par exemple, mon extrait Mon cœur pour te garder, qui a beaucoup joué à la radio, qui m’a valu une nomination à l’ADISQ, qui tourne encore, plusieurs personnes ne savent pas qu’elle est de moi. C’est sûr qu’on cherche à gagner notre vie avec notre métier, on fait ce métier pour accéder à une forme de reconnaissance, entrer dans le cœur des gens. Mais, la meilleure façon d’y arriver, ça reste encore la télévision. Ceci dit, j’adore ma vie et mon métier, même si je mentirais si je disais que je n’aimerais pas être très connue et avoir des disques d’or. Ça reste l’objectif!»

Tu n’as jamais eu envie de t’inscrire à un concours grand public? Tu pourrais encore t’inscrire à La voix…

«Je sens que c’est ça mon chemin… Quand j’ai commencé à faire de la musique, au début des années 2000, dans le circuit des concours, Star Académie n’existait pas encore. Je faisais alors des premières parties d’artistes connus, Daniel Lavoie, Patrick Norman, Richard Desjardins, je faisais des petites scènes, des petites salles. Mon premier album est sorti pendant le premier Star Académie, alors que Wilfred LeBouthillier gagnait, et j’ai alors réalisé que ce phénomène de téléréalité allait changer la façon de faire de la musique. Après, j’avais une maison de disque, un manager, je faisais des spectacles, des tournées, je n’ai pas passé par ce chemin. Quand La voix a commencé ici, peu d’artistes professionnels s’inscrivaient pour faire l’émission. Aujourd’hui, on voit de tout. Des artistes professionnels sont coachs ou mentors, mais d’autres, qui ont fait par exemple des comédies musicales, comme Philippe Berghella, s’inscrivent comme participants, mais je n’ai jamais senti l’envie de passer là. Je ne sais pas trop pourquoi. Il faudrait que je me questionne (rires) Même si mon visage n’est pas ultra connu des gens, j’ai toujours travaillé et fait plein de choses. Je devrais approfondir ma réponse…(rires)»

À VOIR AUSSI:

INOLTRE SU HUFFPOST

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.